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Twitter et notre télé: un dialogue de sourds

Dans la vie, j’utilise abusivement Twitter. J’en suis conscient et c’est probablement très futile, mais c’est comme ça. C’est un bel outil de communication et j’aime la réactivité de celui-ci. Ça se passe maintenant et les conversations sont stimulantes. Les usagers font la force du médium, c’est la beauté des réseaux sociaux – jusqu’à ce que les compagnies réclament leur part du gâteau.

À ce stade-ci, l’utilisation des mots-clics est un diable nécessaire. Des émissions populaires, comme Tout le monde en parle (#TLMEP) ou Un souper presque parfait (#USPP), alimentent des discussions riches durant les diffusions. Pour certains, le «twivage» est une prolongation nécessaire de l’expérience de visionnement. Comme avoir un ami sur le divan à qui passer ses impressions à chaud. Comme briser le mur invisible entre le spectateur et l’écran.

Fondamentalement, l’idée est bonne. La conversation entre les producteurs de contenu et les usagers est agréable, enrichissante, bénéfique même. Ça, c’est quand il y a une conversation.

Phénomène d’abord associé aux grands rendez-vous, l’utilisation des mots-clics s’est répandue comme une traînée de poudre et plusieurs dizaines d’émissions se tournent vers Twitter, entre autres pour stimuler la conversation. Le hic, c’est que ça ne lève pas dans tous les cas et ça devient salement irritant.

Je vais m’abstenir de viser une émission ou une chaîne en particulier. Disons seulement que l’irritant n’est pas un cas isolé et il faudrait que ça cesse, rapidement.

Le principe même d’un réseau social est l’interaction de la communauté. Si un mot-clic est utilisé seulement par le gestionnaire de communauté de la dite émission, il devient futile. Plus près du polluant que du stimulant.

Quand mon fil Twitter devient une mise à jour, à tous les segments, de la part d’un gestionnaire un peu zélé qui parachute le même «tweet» avec son compte perso, le compte corpo de la chaîne et le compte fantôme de l’émission, c’est chiant, très chiant. Un dialogue de sourds que personne ne veut voir, entendre ou vivre.

Un dialogue de sourds qui ne serait pas accepté dans un autre contexte. Il serait plutôt parodié, moqué et critiqué.

Gestionnaires de ce monde, revoyez vos stratégies. Vous n’alimentez pas le dialogue, vous irritez plutôt les usagers au point où ils filtrent vos mots-clics, invalidant ainsi l’essence même de la pratique: ouvrir le dialogue.

#LaModérationABienMeilleurGoût #PensezYBien #LaissezLesGensMenerLeDialogue

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