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Bastille: nés sous une bonne étoile

Photo: Jesse Jenkins/collaboration spéciale

Le groupe britannique Bastille sera de passage à Montréal ce soir, et le batteur Chris Wood a parlé à Métro du jour béni où il a rencontré Dan Smith.

Il y a quelques hivers de cela, Chris Wood faisait du porte-à-porte à Londres, offrant ses services pour enseigner la batterie. Il souhaitait pouvoir quitter son emploi dans une usine. Mais le destin avait un meilleur plan pour lui, puisque l’une des personnes à qui il a laissé son prospectus était nul autre que le chanteur Dan Smith.

«Le hasard a voulu qu’il songe à former un groupe de musique la semaine même où j’ai déposé mon prospectus dans sa boîte à lettres, se remémore Wood. Il m’a appelé, s’attendant à ce que je sois un monsieur barbu de 60 ans, pour me demander si je n’avais pas des élèves talentueux, et je lui ai répondu : “Malheureusement pas, mec, je n’en ai que deux.”»

Et celui qu’on surnomme affectueusement Woody a offert ses propres services et est devenu le batteur de Bastille. Mais si le succès du groupe a semblé rapide en Amérique du Nord, les garçons en ont galéré un coup dans leur pays d’origine.

«Aux États-Unis, on a eu la chance de pouvoir sauter des étapes que la plupart des formations doivent traverser – comme jouer devant 10 personnes dans un bar miteux, puis conduire 20 heures pour aller jouer dans un autre bar miteux, décrit-il, soulignant qu’au moment où la bande a débarqué aux États-Unis, son premier disque, Bad Blood, était déjà au sommet des palmarès en Angleterre. «Au Royaume-Uni, par contre, nous avons joué dans plusieurs pubs avant de nous rendre où nous sommes maintenant.»

Mais où sont-ils, exactement? En studio, littéralement. Nous avons rencontré Wood dans la cuisine d’un studio d’enregistrement, où les membres de Bastille venaient de terminer sept jours d’enregistrement pour la suite de leur album de 2013 Bad Blood.

Mais le fait d’avoir connu le succès la première fois ne signifie pas que le quatuor compte simplement répéter la même formule. «Nous utilisons des guitares pour la toute première fois», fait remarquer Wood.

«Au Royaume-Uni, nous avons joué dans plusieurs pubs avant de nous rendre où nous sommes maintenant.» – Chris Wood, batteur de Bastille

La façon dont les membres du groupe écrivent a aussi changé, en ce sens qu’ils cogitent ensemble à des idées de chansons. «Enfin, pour le moment, on n’en est réellement qu’à l’étape des idées. Il y en a sept ou huit actuellement, à des degrés différents d’achèvement, précise le batteur. Nous adorerions les jouer sur scène, mais les gens se demanderaient: ‘‘Pourquoi jouent-ils ces trucs à moitié finis?’’»

Mais le processus est encore nouveau et excitant pour Bastille. Wood se souvient que les premières compositions du groupe n’étaient pas aussi inclusives. «Au départ, les pièces étaient en fait toutes écrites dans la chambre de Dan, et nous nous réunissions pour pratiquer et apprendre les chansons. Nous travaillions toute la journée, puis nous allions au local de pratique vers 22h, pour jouer jusqu’à 3h du matin, et puis nous étions debout le lendemain matin à 7 h pour travailler encore… Déjà à l’époque, nous y croyions, et nous n’avons jamais lâché.»

Bastille
Au Centre Bell
Mardi soir à 19h30

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