Critiques CD: Bonobo, Katerine, You+Me…
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Piers Faccini et Vincent Segal, Bonobo, Katerine, You+Me et Buck 65.
![]() |
Douce simplicité Piers Faccini et Vincent Segal Songs of Time Lost Note: |
Trois éléments composent cet album: la voix envoûtante de Piers Faccini, sa guitare accoustique et le violoncelle de son complice, Vincent Segal. C’est tout. Et ça suffit. Sans aucun arrangement, Songs of Time Lost met de l’avant le talent et la maîtrise musicale des deux vieux amis, qui se sont fait plaisir en interprétant leurs morceaux fétiches. Au chant, Faccini saute habilement de l’italien à l’anglais, mixant les cultures musicales avec brio. Le tout nous emporte grâce à sa lenteur et à sa douce simplicité.
– Marie-Lise Rousseau
![]() |
Le party Bonobo The North Borders Tour Live Note: |
Pour sa tournée The North Borders Tour, Bonobo a pigé plusieurs chansons dans son plus récent album, mais aussi dans ses précédents, comme Black Sands. La pièce chouchou, Kiara, est livrée avec bien plus de présence en live. On entend d’ailleurs les fans crier leur joie. Frissons. Szjerdene, Andreya Trianna et Cornelia sont toutes trois présentes pour interpréter les extraits chantés. L’album live insuffle de la vie aux meilleurs airs de Bonobo et donne le goût d’aller voir le fameux DJ en spectacle.
– Josie Desmarais
![]() |
Miam Katerine Magnum Note: |
Peignoir de soie ouvert sur chest villeux, Philippe Katerine présente son Magnum aux accents tropicaux. Bruits de vagues, de mouettes, soupirs lascifs… le roi de la banane se sent sexy cool, fait «du jogging avec ses grosses couilles» et débat de l’exactitude de la démographie sur un album au kitsch de gros casino qui porte sa somptueuse signature, et celle de SebastiAn, qui apporte sa french touch aux arrangements électro. Sur Patouseul, PK s’inquiète toutefois à savoir si, «dans le grand pays blanc, il s’ra seul comme la dernière frite du cornet». Non, on s’ra là.
– Natalia Wysocka
![]() |
Vert+Rose You+Me rose ave. Note: |
You+Me, c’est ce qui arrive quand on additionne le musicien folk ontarien Dallas Green, alias City and Colour, à la popstar Alecia Moore, mieux connue sous le nom de P!nk. Le résultat de cette équation est moins explosif que lorsque cette dernière avait chanté avec Nate Ruess de fun. et l’album se révèle plus proche du son habituel de Monsieur que de celui de Madame. Touches de country, brin de slide, textes qui parlent du vent qui fait pleurer… C’est doux, dépouillé. Certains diraient peut-être, ish, un peu fade. On optera pour «subtil».
-Natalia Wysocka
![]() |
À mort l’amour Buck 65 Neverlove Note: |
On ne voudrait pas être dans les souliers de l’ex de Richard Terfry, alias Buck 65, dont le divorce a entièrement inspiré Neverlove, son dernier disque. On a l’impression d’en traverser les étapes avec lui, de la colère (Love Will Fuck You Up) à la tristesse (la sombre Baby Blanket) en passant par le déni (l’ironique ver d’oreille Super Pretty Naughty). Les textes sont toujours aussi bien ficelés, mais le mélange de genres n’est pas aussi bien réussi que sur son précédent opus. Entre quelques très bonnes pièces, le reste semble bien plus faible.
-Jessica Émond-Ferrat




