Culture

Naomi Watts: «Aucun bébé ne devrait naître séropositif»

Photo: collaboration spéciale
Elodie Noël - Metro World News

Les traitements pour le VIH et le sida s’améliorent, mais le virus est encore celui qui tue le plus sur la planète. L’actrice et ambassadrice itinérante de l’ONUSIDA explique à Métro pourquoi nous devons continuer à lutter pour éradiquer le virus.

C’est la Journée mondiale de lutte contre le sida aujourd’hui, une cause pour laquelle vous militez depuis 2006. Pourquoi avez-vous choisi de mener ce combat en particulier?
Le VIH et le sida ont un impact considérable sur les sociétés. Quand j’ai commencé à travailler avec l’ONUSIDA les faits et les chiffres m’ont choquée: tant de gens n’avaient pas accès au traitement et l’épidémie se propageait à cause d’un manque d’éducation et de prévention. Le sida affecte beaucoup les plus vulnérables, et je me suis rendue compte que je pouvais leur donner une voix pour exprimer leurs besoins et acquérir la visibilité qui leur est nécessaire pour mieux composer avec le virus.

«La prévention est toujours mieux que le traitement; toutefois, nous devons nous assurer que le traitement soit disponible pour ceux qui en ont besoin.» – Naomi Watts, qui croit que les gens devraient apprendre à se protéger, mais aussi à comprendre la réalité des séropositifs et à se montrer solidaires

À quoi ressemble le rôle d’ambassadrice itinérante de l’ONUSIDA au quotidien?
Les gens célèbres ont la chance, ou plutôt la responsabilité, de pouvoir parler du VIH et de combattre la stigmatisation et la discrimination envers ceux qui sont aux prises avec le virus. Nous devons obtenir plus d’aide financière pour cette cause. J’ai eu l’honneur de participer à des réunions avec des gens importants, de prononcer des discours à des événements publics et de faire des visites sur le terrain pour en apprendre plus sur le VIH. J’ai rencontré des gens formidables partout dans le monde qui sont affectés par l’épidémie.

Croyez-vous que l’objectif d’une génération sans VIH soit atteignable?
Oui, je le crois vraiment. J’ai eu le privilège de travailler étroitement avec le directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michael Sidibé, à la nouvelle stratégie, qui vise à enrayer complètement l’épidémie d’ici 2030. Nous pouvons notamment y arriver en mettant l’accent sur les groupes vulnérables comme les jeunes, les femmes et la communauté LGBT. Nous devrions pouvoir vivre dans un monde où aucun bébé ne naîtrait séropositif, peu importe d’où il vient.

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