Saison anglophone de 19-2: pareil, pas pareil
Les policiers de 19-2 reprennent du service. En attendant de savoir ce qui arrive à Claude Legault et à Réal Bossé dans la troisième saison, leurs homologues anglophones sont de retour au poste.
Deux coéquipiers flics qui ne peuvent pas se sentir, une taupe qui doit être démasquée, une tuerie dans une école secondaire qui est filmée en plan-séquence. L’air est connu? C’est normal, il s’agit du récit de la deuxième saison anglophone de 19-2, qui est pratiquement le même que celle de son pendant francophone.
Il ne faudrait toutefois pas croire à une simple redite. Malgré une intrigue similaire, une trame sonore familière et plusieurs acteurs qui ressemblent beaucoup à leurs modèles, il y a un désir de briser les conventions et de s’approprier l’émission. Cela passe par des sous-intrigues inattendues, une façon différente d’explorer la psychologie des personnages et un casting encore plus hétéroclite (qui comprend Laurence Lebœuf et Maxim Roy).
Mais pas question pour les principaux comédiens de remplacer les protagonistes de la série culte. «C’est impossible de faire ce qu’ils ont fait, admet Jared Keeso, qui chausse les chaussures de Claude Legault. Ils ont créé quelque chose d’unique, et on est seulement heureux de pouvoir en faire partie.»
«Nous venons tous de cultures et de milieux différents et c’est ce qui est montré à l’écran. C’est le Montréal d’aujourd’hui.» – Adrian Holmes, l’homologue de Réal Bossé, qui répond par l’affirmative en expliquant que la version anglophone de 19-2 est plus multiculturelle que la série originale en français
Bien que Louis Choquette et Érik Canuel s’occupent de la réalisation, c’est le cinéaste original Podz qui met en scène l’introduction de cette seconde saison.
«J’ai hésité, je ne voulais pas me répéter, confiait celui qui prépare l’adaptation cinématographique de la pièce King Dave. Je me suis rendu compte que refaire le plan-séquence, c’est une expérience bizarre. Tu te retrouves face aux mêmes problèmes, mais c’est totalement différent. Le ton est différent, l’émotion est différente. Il y a d’autres affaires qui se dégagent. Je suis rentré dedans en me disant que ça allait être facile, parce que je l’avais déjà fait. Mais finalement non, c’était vraiment, vraiment laborieux et difficile à refaire.»
19-2
À Bravo
Dès ce soir à 22 h