Critiques CD: Buena Vista Social Club, Death Cab for Cutie, Carotté…
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Buena Vista Social Club, Death Cab for Cutie, Carotté, Ryan Stevenson, Shash’U et Luce.
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Viva le Buena Vista! Buena Vista Social Club Lost and Found Note: |
La plupart des membres fondateurs du légendaire Buena Vista Social Club sont morts dans les années 2000. Mais l’au-delà n’a pas su faire taire ces géants de la musique cubaine qui offrent, avec cet album, des inédits glanés en studio ou devant public. Inespéré, vous dites? Le Buena Vista revit comme l’hirondelle revient dans Lost and Found: en apportant le printemps grâce à la chaleur de ses mélodies et à la langueur de ses rythmes. Des retrouvailles qui ne demandent qu’un mojito pour être parfaites!
– Sébastien Tanguay
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Trouble constance Death Cab for Cutie Kintsugi Note: |
Nul besoin de rompre avec Zooey Deschanel pour se vider le cœur quand on chante pour Death Cab for Cutie… Mais la vie étant ce qu’elle est, Ben Gibbard panse ici ses plaies grâce au Kintsugi (i.e. l’art japonais de réparer les fissures avec de l’or). En musique, cela se traduit par l’épanchement sentimental indie-rock léger – mais toujours subtil – typique du groupe américain. Plus que jamais, le tout se joue sur fond d’ambiances années 1980. Peu dépaysant, mais très réconfortant, comme chaque fois.
– Maxime Huard
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De l’agrément Carotté Punklore et Trashdition Note: |
Marier punk et traditionnel québécois, plusieurs groupes s’y étaient déjà risqués (La bastringue, de B.A.R.F., Boisson d’avril, de Groovy Aardvark, etc.), mais Carotté, avec son premier album, Punklore et Trashdition, embrasse le style ben hardiment. Le groupe de Neuville, formé à l’initiative de l’agriculteur-
guitariste Médé Langlois, donne le goût de taper du pied dans un mosh pit. Le punk celtique n’a jamais manqué de champions. Le trad de chez nous vient peut-être de trouver le sien.
– Mathieu Horth Gagné
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Punkrock dilué Ryan Stevenson Better Late Than Never Note: |
La première écoute de Better Late Than Never n’a pas été convaincante. Une voix éraillée de punkrocker sur un album acoustique n’est pas d’emblée agréable. Puis, au gré des écoutes, on s’habitue à la voix du Montréalais et le mélange de punkrock et de folk charme. Des pièces deviennent même addictives (Day You Walked Away, Never Let Me Go). Notez que Stevenson, un batteur de carrière, a collaboré avec P. Diddy, Snoop Dogg et Drake. Il joue tous les instruments sur ce premier opus solo.
– Rachelle Mc Duff
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Pour initiés Shash’U PWRFNK Note: |
De l’«électrofunk rétro-futuriste». Ça ne s’invente pas! Pour le côté futuriste, disons l’esthétique imaginée dans les années 1990: des sons de lasers piu piu, des synthés et des drums électroniques. On y ajoute de fortes basses, une explosion d’effets, une mélodie insouciante et un rythme effréné. Non, survolté plutôt. On obtient PWRFNK (lire Power Funk), un album singulier, amusant, mais souvent essoufflant. Le lancement aura lieu ce samedi à 22 h, au Belmont.
– Josie Desmarais
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Coquet Luce Chaud Note: |
«Eh! Eh oh! Oh eh!» lance Luce sur un fond d’électro dansante en ouverture de ce coloré deuxième album. «Eh! Eh oh! OK!» enchaîne-t-elle. OK, en effet. L’accroche étant bonne, on entre dans l’univers espiègle de la chanteuse perpignanaise de 25 ans. Avec son charme faussement naïf, la reine de la Nouvelle Star cuvée 2010 sifflote, compte en franglais («one, two, three, trois, deux, un, zéro, let’s go»), se confie sur son désir de danser la Polka et fredonne, taquine, des «Miaou-ou-ou-ou». Ouh, c’est cute.
– Natalia Wysocka





