Culture
14:14 29 juin 2015 | mise à jour le: 29 juin 2015 à 14:14 Temps de lecture: 3 minutes

Ballers, HBO rate un filet désert

Ballers, HBO rate un filet désert
Photo: HBOThe Rock dans Ballers

Avec la sortie du film dérivé de la populaire série Entourage, le temps semblait idéal pour une nouvelle série du genre produite par HBO montrant la vie des gens riches et célèbres de façon hebdomadaire.

Ballers, avec Dwayne « The Rock » Johnson, s’attaque à ce créneau tout en incluant une dose sportive très populaire aux États-Unis, une combinaison qui devait garantir un succès à l’émission avant même sa première diffusion.

Mais, le public a visionné Ballers et … ça ne lève pas.

Après deux épisodes, on cherche vraiment l’intérêt à regarder cette ancienne vedette de la NFL (The Rock) tentant de poursuivre une carrière dans la représentation sportive avec comme premiers clients ses amis et anciens coéquipiers.

Les émissions ont pourtant du rythme, c’est bien filmé et on nous montre le côté plus « glamour » de la vie de ces athlètes, incluant même les logos et couleurs des Dolphins de Miami, une véritable équipe de la NFL.

Au travers des yeux de Johnson, nous découvrons ce monde de millionnaire pas étranger à celui d’Entourage, mais quelque chose manque.

En fait, c’est le point de vue qui est erroné. Les difficultés de Johnson, dans cette prémisse, sont inintéressantes. Un joueur avec de vieilles blessures qui manque d’argent et veut devenir un agent, ce n’est pas particulièrement intéressant ni intrigant. Par contre, l’émission nous offre quelques rares incursions dans le quotidien de ces athlètes millionnaires et c’est là qu’on voudrait passer du temps. HBO nous offre une belle croisière toutes dépenses payées, sauf que le spectacle que l’on souhaite vraiment voir se déroule dans la cale du bateau et on doit le regarder par un hublot trop petit.

Donc, on reste sur notre faim en visionnant Ballers et inévitablement, on se demande ce que l’émission aurait pu être au lieu de sa forme actuelle.

The Rock en joueur vedette sur son dernier contrat, ça on aurait aimé ça. Ou encore The Rock en agent de joueurs qui n’est là que pour faire la passe à ses joueurs qui eux transporteraient l’histoire. Mais The Rock qui parle d’argent, de contrats et de relations professionnelles – c’est terriblement ennuyant.

Dommage, la brochette de nouveauté estivale de HBO est habituellement très agréable.

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