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Cette semaine, on craque pour: Peur Dépôt, Napoléon voyage, Les flâneurs célestes…

Cette semaine, on craque pour… L’Halloween à l’OSM, Peur Dépôt, Napoléon voyage, Bates Motel saison 3, Profession du père, Kurt Vile et Les flâneurs célestes.

1. L’Halloween à l’OSM
Les frayeurs de l’Halloween, ça passe beaucoup par la musique – pensez à ces trames sonores de films d’horreur qui nous mettent tout de suite dans l’ambiance… C’est ce qu’offrent (hier et aujourd’hui) Kent Nagano et l’Orchestre symphonique de Montréal avec le concert d’Halloween regroupant des airs associés aux lugubres festivités, allant de la Danse macabre de Saint-Saëns à L’apprenti sorcier de Dukas. Et cerise sur le gâteau, l’OSM fait la part belle à la culture populaire: Harry Potter, Ghostbusters, Jaws, sans oublier la présence de l’animateur Marc Hervieux qui, entre deux légendes (échevelées mais sympathiques), entonne les très à propos This Is Halloween et I Put a Spell on You. Du bonbon! (Jessica Émond-Ferrat)

2. Peur Dépôt
Des zombies qui vous pourchassent dans des couloirs sombres et étroits, une rencontre avec une petite fille qui ressemble un peu trop à Regan dans The Exorcist et des pendus: voilà ce qui vous attend à Peur Dépôt, un film d’horreur dont vous êtes le héros. L’activité, offerte dans le Vieux-Port de Montréal, se termine ce week-end. Il reste donc peu de temps pour savoir comment vous allez vous débrouiller quand l’invasion de morts-vivants va commencer. (Mathieu Horth-Gagné)

3. Napoléon voyage
Bien installé dans son siège d’avion, avec un «cossin autour du cou» pour dormir confortablement assis, Jean-Philippe Lehoux se dirige vers Cuba. Mais PAS à Cayo Coco, là où débarque la quasi-totalité de ses comparses de vol. Non, monsieur. Lui, note-t-il d’un ton volontairement ampoulé, il va à La Havane. Car Jean-Philippe, dramaturge, acteur et star de cette pièce aussi sensible qu’hilarante, est un voyageur, un vrai (ou presque), qui reste loin des cours de zumba dans la piscine à vagues et des buffets. Lui, il arbore une «moitié de barbe» et se fait nourrir en Europe de l’Est par des dames qui lui préparent «une espèce de pain plat qui pourrait servir de pneu de rechange». Son gros sac serti d’une patch du drapeau québécois sur le dos, il frôle la noyade en eaux norvégiennes, «assassine des pâtisseries» en Angleterre et savoure le splendide surréalisme du Japon. Dis, JP, la prochaine fois que tu pars, tu nous emmènes avec toi? Au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au au 7 novembre. (Natalia Wysocka)

4. Bates Motel saison 3
La série qui explore la jeunesse de Norman Bates dans un univers contemporain nous fascine depuis ses débuts, mais dans la troisième saison, disponible en DVD, la relation malsaine et trouble entre Norman (Freddie Highmore, de plus en plus inquiétant) et sa mère (Vera Farmiga, délicieusement disjonctée) s’approfondit, et on voit de plus en plus poindre l’éventuelle issue qu’on connaît si on a vu le Psycho de Hitchcock… (Jessica Émond-Ferrat)

5. Profession du père
Un fils, le petit Émile, embrigadé dans la mythomanie de son père, un raté qui ne sait régner qu’en tyran sur sa maisonnée. Entre les coups et les «quel con!», le petit s’accroche à la fable inventée par le père, prêt à toutes les naïvetés pour obtenir les grâces du dictateur. La mère, elle, soupire des «Tu connais ton père» en guise de réconfort. Ce roman de Sorj Chalandon, largement inspiré de son enfance, bouleverse. Parce que malgré la violence, il y a la tendresse, celle des mots capables de «réparer la Beauté». En librairie, aux Éd. Grasset. (Sébastien Tanguay)

 

6. Kurt Vile
Sur sa «Piste Un», Kurt Vile chante qu’il se lève un matin et que, planqué devant le miroir, pendant une seconde, il ne reconnaît pas – grand classique du temps qui passe – l’homme qui lui rend son regard. Puis, réaction somme toute prévisible, il se dit: «Diantre. C’est moi.» Mais si, aux yeux de KV,  les jours s’écoulent et marquent son visage, au son, on reconnaît d’emblée le musicien philadelphien au flegme élégant. Celui qui fait partie des rares gars à pouvoir dire «chillax» dans une chanson sans avoir l’air du mec dépassé qui veut tellement être cool égraine les chapelets de notes, délicatement, avec sa Dobro. Oui, le Matador de l’étiquette du même nom, qui n’a jamais failli à nous laisser ébahie, signe avec Believe I’m Going Down le genre d’album qu’on écoute en boucle, le regard perdu dans le vague, en se disant: «Ouain, faudrait bien que je me lève pour faire autre chose. Mais juste avant, il me semble qu’une énième écoute de la plage 8 serait de mise.» (Natalia Wysocka)

7. Les flâneurs célestes
Les flâneurs célestes sont au nombre de deux. Attends, les quoi? Les flâneurs célestes. Ils flânent. Et ils ingurgitent des substances qui les mènent vers des contrées célestes. Simple. Ayant dressé leur campement, illégalement, sur la terrasse d’un café où on joue toujours du Ani DiFranco, ces deux marginaux chantent leur hymne, Frogmen, en buvant le genre de thé qu’on ne sert pas au Starbucks (vous savez, celui avec des champignons…) Kevin n’hésite pas à se rouler en boule en récitant du rap tandis que son pote Jasper, lui, écrit «de la littérature». Il est cool. Et il impressionne pas mal l’employé du café, timide anglophone bienveillant, qui finira par amener des brownies au duo. Une pièce originale, douce et drôle, dans laquelle le solide Éric Robidoux joue parfaitement un type qui évoque à la fois Jim Morrison et Zach Galifianakis. À voir à La Licorne d’ici le 20 novembre. (Natalia Wysocka)

On se désole pour…

Les invits forcées
Vous savez, les «invitations» lancées sur les plateaux de talk-shows? Quand un artiste passe en entrevue après un animateur? Ou l’inverse? Et qu’on a droit, chaque fois, à un échange qui va sensiblement comme suit: «Et voici notre deuxième invité:  Artiste X! Artiste X, tu dois bien connaître Animateur Y, qui est passé en entrevue juste avant toi, qui a une émission – de téléréalité, mettons – et qui est toujours ici, avec nous, assis directement devant toi?» «Ben oui, je regarde son émission, mais je n’y ai JAMAIS été invité…» «Euh… En effet, excuse-moi, euh, je sais qu’on ne t’a pas invité, mais euh… je serais ravi de t’accueillir durant ma deuxième saison.» (Comprendre: T’es dans ma face, on est filmés et même si je te méprise, je n’ai, comme, aucun choix.) Sur ce, évidemment, le public applaudit et le (ou la) maître de cérémonie se réjouit: «Eh bien voilà! On vient de vous arranger ça!» Argh. Pourriez-vous faire ça en coulisse? S’il vous plaît? (Natalia Wysocka)

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