Star Wars reprend des forces
Le côté obscur et le côté lumineux de la force définissent la franchise de Star Wars depuis ses débuts, en 1977. C’est donc sous cette forme que Métro a décidé de présenter ses critiques du plus récent volet de la série, The Force Awakens, qui sort en salle vendredi.
Le côté lumineux

Du bon, il y en a amplement dans The Force Awakens. D’abord, J.J. Abrams, avec sa courageuse réalisation du plus récent volet de la série de films, a laissé les antépisodes – et tous leurs défauts – dans une galaxie lointaine, très lointaine.
Respectant l’esprit et le look de la trilogie originale, l’épisode VII trouve un équilibre entre le vieux et le neuf, entre la nostalgie et la nouveauté.
Les héros vénérés depuis la fin des années 1970 y sont. (Nous ne vous dirons ni qui ni dans quelle mesure. Nos collègues et amis ont été clairs : notre intégrité physique est menacée si par malheur nous devions gâcher des surprises). Et la nouvelle garde ne pâlit pas en comparaison.
Daisy Ridley (Rey) a un aplomb impressionnant dans son rôle d’ultime survivante, et John Boyega (Finn), un stormtrooper affranchi aussi courageux qu’empoté, est un partenaire idéal pour elle.
Du côté obscur, Adam Driver (Kylo Ren) est dans une phase de son apprentissage où on aurait aimé voir Anakin Skywalker dans un des trois premiers épisodes (argh, encore ces films-là). Pas tout à fait en contrôle, celui qui désire être le digne héritier de Darth Vader vit des conflits internes, ce qui ne le rend que plus intéressant sans rien enlever à son aura menaçante. Bref, la franchise est entre bonnes (et jeunes) mains.
Côté intrigue, Abrams ne donne pas toutes les réponses. Tout en racontant une histoire complète, il laisse juste assez de choses en suspens pour qu’on ait hâte à l’épisode VIII.
L’aspect technique était probablement le plus facile à réussir. Il ne faut pas pour autant oublier d’apprécier le côté tangible des effets spéciaux et la musique. Le son des TIE fighters, reproduit à la perfection, a d’ailleurs eu un effet pratiquement pavlovien sur nous. À vous de décider si c’est charmant ou pathétique.
Même si le film n’est pas parfait, les fans peuvent aller au cinéma l’esprit en paix.
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La cote de Mathieu 4 sur 5
Le côté obscur

Personne ne se serait attendu à ce que J. J. Abrams accouche d’un film parfait. D’une part, cela n’existe plus. Et d’autre part, Star Wars : The Force Awakens reste un film d’action (même si ç’en est un excellent).
Premièrement, du bon même dans les points faibles : la plupart des quelques fausses notes du film sont attribuables à des clins d’œil maladroits à la trilogie originale. Nous comprenons pourquoi il était nécessaire pour M. Abrams d’établir le lien entre l’ancienne trilogie et celle-ci (pour mieux oublier la trilogie d’antépisodes), mais plusieurs de ces références tombent à plat et semblent un peu forcées.
La bonne nouvelle, c’est que le nouveau matériel que nous fait découvrir ce septième épisode de la saga est l’élément fort du film. Cela donnera sans doute à M. Abrams la confiance nécessaire pour permettre à son histoire voler de ses propres ailes et laisser loin derrière le nid des Star Wars des années 1970. Nous avons hâte de voir ce que nous réservent les deux prochains films.
Il est aussi très clair que l’équipe derrière The Force Awakens a beacoup appris du désastre des épisodes I à III et a voulu éviter à tout prix de tomber dans les mêmes pièges. Au contraire de cette trilogie honnie, le nouveau film n’explique à peu près rien sur la situation politique de la galaxie. Exit (que Yoda soit loué!) les longues explications de complots et contre-complots. Exit aussi les scènes interminables de gens sérieux qui parlent en marchant le long d’un corridor (lui aussi interminable). Nous aurions apprécié, par contre, un peu plus de précisions sur ce qui se passe dans cette galaxie lointaine. Return of the Jedi, c’était il y a 30 ans (dans l’univers du film)! Que s’est-il passé depuis? Nous n’en voyons que des bribes.
En gros, malgré ces quelques bémols, Épisode VII nous a séduit.

La cote de Jeff 4 sur 5