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TLMEP – Lumineuse, France Castel revient sur son cancer

France Castel sur le plateau de TLMEP.
France Castel Photo: Facebook - Tout le monde en parle

Les Québécois ont eu peur de perdre «leur» France Castel. C’est ce qu’on a constaté dimanche, en ouverture de Tout le monde en parle (TLMEP), quand la comédienne, animatrice et chanteuse de 81 ans s’est amenée sur le plateau pour offrir sa première entrevue télévisée depuis le cancer qu’elle a surmonté l’an dernier et qui lui a fait craindre le pire.

Très émue, France Castel a été accueillie à la table de Guy A. Lepage, où MC Gilles agissait comme coanimateur. Elle a reçu une énorme ovation des spectateurs en studio.

«C’est ça qui arrive quand on passe proche de mourir», l’a taquinée l’hôte, auquel l’invitée a répondu de son grand rire caractéristique.

Il y a un an, France Castel annulait ses engagements professionnels, notamment la tournée Les Belles-Sœurs symphonique et le spectacle de la Fête nationale qu’elle devait animer à Montréal, pour combattre un lymphome de stade 4, un cancer du système lymphatique qui avait atteint sa rate.

Aujourd’hui, elle est en rémission.

«Je vais très bien. Évidemment, c’est un lymphome, c’est un cancer, alors [on] est bien suivie, par une équipe formidable, un médecin extraordinaire», a expliqué l’artiste. «Et pour l’instant, ça va très bien!»

Encore des projets

France Castel n’envisageait pas un diagnostic si grave lorsqu’elle a appris sa maladie. Elle croyait simplement être en burn out, après avoir enchaîné les tournages des films Juste Xavier et Les Furies.

Des biopsies ont révélé que le «petit quelque chose» dans son sang était un lymphome. La dame n’était pas certaine de vouloir se soumettre aux traitements prescrits par son docteur. Or, celui-ci lui donnait environ un an et demi à vivre si elle ne se soignait pas.

«J’avais plus peur de souffrir que de mourir. Parce que la souffrance, je trouve ça physique…»

«Finalement, j’ai accepté les traitements, et ça s’est bien passé. Ce n’est pas une partie de fun… On ne souhaite pas ça à personne. Mais ce n’est pas comme c’était avant. Avant, ce n’était pas ciblé du tout, les traitements de chimio ou d’immunothérapie. Maintenant, c’est beaucoup plus ciblé.»

«Curieusement, j’avais des sueurs nocturnes, je n’avais pas vraiment de souffrance…», a poursuivi France Castel à TLMEP.

À l’émission En direct du jour de l’An – à laquelle elle prend part chaque année –, le 31 décembre, France Castel apparaissait en grande forme pour sa première sortie d’envergure depuis ses ennuis de santé. Elle a interprété Feeling Good avec panache. Elle était encore en attente des résultats de son scan attestant de la réussite des traitements médicaux lorsque France Beaudoin lui a proposé de se joindre à la fête. Elle a reçu de bonnes nouvelles juste à temps pour accepter.

Nommée aux prochains prix Écrans Canadiens pour son rôle dans Les Furies et récipiendaire, l’automne dernier, du prix Guy-Mauffette pour sa contribution dans les médias, France Castel a encore des projets. Entre autres, un documentaire la mettant en vedette, où elle exposera la réalité de vieillir au grand écran pour une femme de 80 ans. Elle sera aussi d’Au diable vauvert, le prochain film d’André Forcier.

Du 7 UP à 79 cents

Autre entrevue touchante à TLMEP, dimanche, cette rencontre avec Daniel Jolivet, à la prison à vie pour un quadruple meurtre survenu en 1992.

L’homme a toujours clamé son innocence. Après 33 ans d’efforts, il a obtenu un nouvel examen de sa cause par le ministre de la Justice, ainsi qu’une remise en liberté provisoire. Il est sorti du pénitencier le 19 décembre dernier.

Malgré la gravité de sa situation, Monsieur Jolivet a fait rire les convives en évoquant les considérations quotidiennes qui l’ont happé à son retour à la vie normale.

«J’ai trouvé que ça coûtait cher, au dépanneur, les bouteilles de 7 UP! 4,59 $… Dans mon temps, c’était 79 cents, une affaire de même. (…) Je dis toujours « dans mon temps »; ç’a l’air vieux, mais je commence à être vieux un peu, aussi!»

Ce que Daniel Jolivet était le plus heureux de retrouver après 33 ans à l’ombre, s’est enquis MC Gilles? La liberté.

«La première chose, c’était ça. Être capable d’aller où je veux, quand je veux. La porte, chez nous, c’est moi qui la barre, c’est pas les gardiens. (…) Je ne suis pas embarré; je peux quitter, chez nous, à minuit, une heure du matin…», a détaillé Monsieur Jolivet.

Dave versus David

Sur une note plus légère, Dave Morissette, qui s’apprête à monter sur scène dans un premier one man show intitulé David, a affirmé ne pas se prendre au sérieux dans cette nouvelle démarche professionnelle.

«J’aime faire rire, j’aime faire des blagues, j’aime raconter des histoires, des anecdotes. (…) Je ne veux pas voler la job à personne, je veux juste prendre ma place! Je veux que les gens découvrent ce que David a vécu jusqu’à la Ligue nationale», a plaidé la vedette de TVA Sports, qui «ne prétend pas être humoriste».

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