14:00 16 février 2021 | mise à jour le: 10 juin 2021 à 10:10 temps de lecture: 3 minutes

Pénurie en bois: commençons par exploiter le potentiel des forêts privées du Québec

Pénurie en bois: commençons par exploiter le potentiel des forêts privées du Québec

La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) comprend l’inquiétude des quincaillers, entrepreneurs en construction et rénovateurs du dimanche qui constatent avec stupéfaction le prix des matériaux en bois s’envoler. À cet effet, certains acteurs voient d’un bon œil l’idée d’accroître la récolte forestière afin d’éviter une pénurie.

Les producteurs forestiers œuvrant en forêt privée peuvent certainement combler en partie ce besoin, eux qui disposent toujours de plus de 2 millions de mètres cubes de bois rond à vendre. Toutefois, un fait demeure; la récolte de bois doit présenter une opportunité financière suffisamment lucrative pour rémunérer le travail du producteur et de ses sous-traitants.

Selon le président de la FPFQ, M. Pierre-Maurice Gagnon, « le prix offert pour le bois rond des producteurs n’a pas augmenté du tout dans la majorité des régions du Québec malgré la hausse fulgurante du prix des produits de construction en bois. Cela crée de l’insatisfaction chez plusieurs producteurs forestiers qui voient en contrepartie leurs coûts d’exploitation augmenter. »

La FPFQ souscrit à l’idée d’accroître la récolte de bois dans les forêts québécoises pourvu que les conditions de mise en marché des producteurs forestiers soient améliorées. À ce titre, il faut d’abord commencer par exploiter le potentiel des forêts privées du Québec et demeurer prudent avec la gestion des récoltes dans les forêts publiques afin de ne pas effriter les parts de marché des producteurs forestiers. Rappelons que le principe de résidualité, enchâssé dans la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier, accorde au bois des forêts privées un statut prioritaire sur celui des forêts publiques qualifié de résiduel.

« Il faut trouver des solutions pour rémunérer équitablement l’ensemble des acteurs de la filière si on désire exploiter tout le potentiel des forêts privées. Cela permettra d’accroître les volumes de bois produits puis transformés au Québec et ainsi pallier en partie à la pénurie de matériaux en bois qui se dessine », a ajouté M. Pierre-Maurice Gagnon.

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec

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