14:00 5 mai 2021 | mise à jour le: 10 juin 2021 à 10:08 Temps de lecture: 3 minutes

Pause

Pause
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Enseignants depuis de très nombreuses années, nous en avons vu passer des ententes de toutes sortes. Certaines plus mémorables que d’autres. Une en particulier faisait en sorte que nous devions compter nos minutes. Avec la CAQ, ce sera maintenant chose du passé, hier, la majorité de nos collègues de la Fédération autonome des enseignants et moi avons dit « oui, je le veux » à l’entente que Sonia Lebel nous a offerte.

En tout il y avait quarante-trois gains, tous plus impressionnants les uns que les autres. Imaginez, des gains! Pas du zéro pourcent, pas du 0,25%, mais des gains, des vrais de vrais, qui nous permettront de nous offrir une gâterie, un petit surplus alors que l’énergie nous manque en cette fin d’année palpitante mais néanmoins très fatigante.

Les gains vont du salaire, au réaménagement des jours de congé lorsqu’il y a un décès, en passant par la surveillance et un investissement de 793 000$ pour des recherches portant sur la santé mentale des enseignants. Parmi tous les gains il y a ce dernier montant, non anodin, qui nous confirme que notre santé, ou plutôt la détérioration de notre santé globale, inquiète les dirigeants autant que nous sur le terrain. Conflits, burnouts, surcharge de travail, dépassements d’élèves dans nos classes, stress, anxiété, enfin, quelqu’un reconnaît quelque part que l’éducation d’un élève et sa réussite, passe par le bonheur et le bien-être du prof au travail. On ne peut régler la pénurie sans s’attarder aux véritables causes de la désertion et en ce sens, force est de constater qu’il y a tout un pas de fait.

Est-ce que c’est assez? Certainement pas. Sommes-nous tous satisfaits? Non, bien entendu. Mais le pas est fait et nous espérons qu’au ministère les experts pourront comprendre que nos pancartes sont rangées, pour l’instant. Nous reprenons notre souffle, pour un moment. Une petite pause de deux ans et nous espérons que tout le reste, les ratios, le manque de temps et la surcharge de travail, seront étudiés bien comme il faut, quand nous serons plus énergiques et plus nombreux à choisir le plus « beau métier du monde ».

Texte collectif :

Mme Vicky Blumenthal, Mme Marysol Valériote, M. Etienne Bournival, Mme Dalila Sebkhi, M. Hassane Cheballah, M. Martin Verrette et Mme Nathalie Perreault

Syndicalistes et enseignants au CSSDM

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