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Étude: l’efficacité énergétique coûte moins cher que les nouveaux barrage

Un barrage d'Hydro-Québec.
Un barrage d'Hydro-Québec. Photo: iStockphoto.com

L’efficacité énergétique permet de libérer des kilowattheures pour bien moins cher que l’ajout de nouvelles sources d’énergie équivalentes, révèle une étude publiée aujourd’hui par le Conseil québécois des entreprises en efficacité énergétique (CQ3E). Malgré cela, les gains réalisables en optimisant l’efficacité énergétique sont sous-exploités.

L’étude a été réalisée par la Chaire de gestion du secteur de l’énergie d’HEC Montréal. Selon les auteurs, l’efficacité énergétique représente une industrie de 27 milliards de dollars au Québec, regroupant 12 000 entreprises et près de 100 000 emplois répartis dans toutes les régions de la province.

Une énergie trois fois moins chère

L’étude s’appuie sur l’analyse de 606 projets réels du programme ÉcoPerformance, mis en œuvre entre 2015 et 2025. Les résultats sont éloquents: l’énergie économisée revient en moyenne à 3 cents le kilowattheure, soit près de trois fois moins que le coût de créer de nouvelles sources d’approvisionnement en électricité. Pas moins de 98% des projets en efficacité énergétique s’avèrent moins coûteux que de produire l’équivalent en nouvelle électricité.

«L’efficacité énergétique, c’est l’énergie la moins chère: celle qu’on n’a pas à produire», résume Pierre-Olivier Pineau, chercheur principal de l’étude et titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie d’HEC Montréal. Selon lui, aucune autre source d’énergie ne cumule autant d’avantages simultanément: réduction des besoins en infrastructures, gestion de la pointe hivernale et libération d’électricité décarbonée pour l’électrification industrielle et la mobilité.

Jusqu’à 46% d’économies possibles

Les bâtiments consomment 33% de l’énergie totale au Québec, tandis que l’industrie en absorbe 36%. Dans ces deux secteurs, les évaluations du potentiel technico-économique indiquent que des gains en efficacité de 15% à 46% sont réalisables selon le secteur et la source d’énergie visée. Or, une infime proportion de ce potentiel a été concrétisée à ce jour, indique l’étude.

Par ailleurs, chaque dollar investi dans la filière génèrerait de 4 à 7 dollars de PIB, selon l’étude. Malgré cela, le secteur reste peu visible dans le débat public. Un signe de confiance toutefois: 92% des entreprises sondées dans le cadre des travaux de recherche affichent de bonnes à très bonnes perspectives de développement au Québec.

Des appels à l’action à l’aube des élections provinciales

La publication de l’étude intervient à quelques mois des élections provinciales de 2026. Le CQ3E en profite pour lancer un appel aux partis politiques. L’organisation réclame un cadre réglementaire stable et prévisible, des signaux de prix mieux alignés sur les coûts réels du système énergétique, et des outils de financement massifs pour lever le frein que constitue le coût initial des projets.

Les distributeurs d’énergie sont aussi interpellés. Ils devraient, selon le rapport, traiter l’efficacité énergétique comme un pilier d’approvisionnement à part entière, avec des incitatifs tarifaires plus attractifs. L’industrie elle-même est invitée à améliorer l’expérience client et à réduire sa fragmentation.

«Nous avons maintenant les données pour démontrer que l’efficacité énergétique est non seulement essentielle pour la transition énergétique, mais qu’elle est un pilier économique du Québec à valoriser», a déclaré François Dussault, co-directeur général du CQ3E.

L’étude a été réalisée sur une période de sept mois, avec le soutien financier d’Hydro-Québec et du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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