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La recherche d'emploi, une entreprise quasi scientifique

Si l’on ne possède pas une formation ou une expertise rarissime, il vaut mieux amorcer sa recherche d’emploi armé d’une technique solide. Qu’il s’agisse des jeunes diplômés, des nouveaux chômeurs ou encore des personnes au parcours professionnel peu orthodoxe, tous doivent acquérir cette compétence, qui consiste à savoir comment entrer en entreprise.   

Plusieurs organismes existent pour leur venir en aide, notamment les Carrefours jeunesse-emploi (CJE). Leurs services n’ont cessé d’évoluer selon les besoins diversifiés des chercheurs d’emploi qui, au bout du compte, ont de bonnes chances de trouver une ressource adaptée à leur profil.
    
Le coin des 16-35
Dans leur recherche d’emploi, les jeunes ont-ils besoin d’un accompagnement particulier? L’État doit bien le croire un peu , car Emploi-Québec finance aujourd’hui un réseau de 110 Carrefours jeunesse-emploi. Bon an mal an, quelque 55 000 jeunes âgés de 16 à 35 ans, peu importe leur statut, recourent à ce service.   

«L’une de nos missions : faire en sorte de réduire au minimum le nombre de jeunes sur l’aide sociale et aider les jeunes ayant déjà un emploi mais ne détenant pas de diplôme, dit l’agente d’information Marie-Soleil Trottier. Nous offrons un accompagnement à long terme et personnalisé que nous estimons mieux adapté à certains jeunes. »   

Ainsi, le programme Jeunes en action, instauré le 1er avril 2007 pour les 18-24 ans qui font leur première demande d’assistance-emploi, aide au développement d’une autonomie personnelle et sociale dans le but de réintégrer le marché du travail ou de retourner aux études. Pendant une durée maximale de 52 semaines, les participants reçoivent une allocation un peu plus élevée que la prestation d’assistance-emploi.   

Les CJE affichent aussi une préoccupation marquée pour les décrocheurs scolaires, par l’entremise du programme IDEO 16/17. «Cette mesure s’adresse aux 16-17 ans et vise à prévenir une première demande précoce d’assistance-emploi ou, si les jeunes n’ont pas encore décroché, de les soutenir dans la persévérance scolaire», explique Mme Trot­tier. La mesure cible les jeunes des milieux défavorisés.

Les CJE n’excluent nullement les diplômés universitaires, mais ceux-ci sont «sans doute plus autonomes dans leur recherche d’emploi», concède Mme Trottier. Les CJE se veulent «complémentaires aux autres ressources de la communauté» et «partenaires» des employeurs, d’où une participation assidue à des activités comme les foires d’emploi régionales.

Cette chronique est un service de Septembre éditeur 

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