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Y a-t-il un humoriste acerbe dans votre équipe?

Y a-t-il quelqu’un dans votre équipe qui a un sens de l’humour douteux? Quelqu’un dont les blagues blessent au lieu d’amuser? Quelqu’un qui semble utiliser les gags comme arme de destruction massive?

N’allez pas croire que j’ai quelque chose contre l’humour. Au contraire. Dans Comment exploiter mes employés, je mentionne d’ailleurs que dans les entreprises où le regard humoristique n’a pas cours, les gens sont loin de s’amuse : il prennent tout au pied de la lettre. Ils sont sérieux, ennuyeux et, surtout, incapables de surnager quand les problèmes arrivent en masse. Disons simplement que ce n’est pas de nature à fidéliser la clientèle…

Dans les organisations où le sens de l’humour est plus répandu, on assistera plutôt à des comportements positifs. Ainsi, les gens se rapprochent spontanément de ceux qui ne «filent pas» afin de leur remonter le moral, ils ne crient pas à la catastrophe au moindre imprévu. Ils arrivent aisément à faire la part des choses et à faire face aux revers de fortune. Les gens ont un meilleur contact avec les clients et bâtissent plus rapidement des relations solides. Ils entretiennent une meilleure collégialité et forment des équipes plus unies.

Humour et respect
L’humour est un puissant «lubrifiant social». Il permet l’expression de points de vue divergents tout en préservant la qualité des rapports. Il rend les petits défauts des autres plus tolérables. Il accélère le développement du sentiment d’appartenance.
Pourvu, bien entendu, qu’il soit respectueux. Le problème, c’est que certains cachent leur méchanceté sous le couvert de l’humour. Ils blessent volontairement les autres et, quand les gens se rebiffent, ils y vont d’un «quoi, tu ne sais pas prendre une blague!»

Pour faire face à ces comportements, la solidarité du groupe est essentielle. Tant que les spectateurs riront, l’humoriste acerbe continuera son petit jeu. Il faut donc que tous se donnent le mot et que, chaque fois qu’une personne est blessée par une remarque «humoristique», un des spectateurs y aille d’un «elle n’était pas drôle, celle-là.»

Avec le temps, vous verrez décliner le nombre de fois où votre mauvais farceur s’en prend à ses collègues et vous le verrez peut-être développer un humour qui, au lieu de nuire à l’esprit d’équipe, permettra à votre organisation et à ses membres d’aller plus loin ensemble. L’humour permet de dédramatiser et de considérer les crises avec une plus juste perspective. Pourvu qu’il soit respectueux.

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