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Protéger ses actifs

Photo: Métro

Personne n’est à l’abri d’un sinistre. Un incendie, des voleurs, un dégât d’eau… et des milliers de dollars en biens disparaissent.

L’assurance habitation permet aux propriétaires et aussi aux locataires – il est important de le souligner – de se relever après un sinistre sans y laisser sa chemise. N’étant pas obligatoire, elle est souvent négligée par bien des personnes.

L’avocate Karine Robillard est conseillère budgétaire chez Option consommateurs. Elle affirme que la première chose à faire lorsqu’on magasine une police d’assurance habitation est d’effectuer l’inventaire de ses biens. Cette liste permet de connaître leur valeur. «Souvent, on sous-estime la valeur des biens qu’on a», note-t-elle.

Toutefois, il est important de savoir que certains biens ont des couvertures limitées, comme les logiciels, les bijoux, les supports audio et vidéo comme les disques compacts, des DVD et les jeux vidéo, les animaux et les œuvres d’art. Les assurés peuvent toutefois augmenter le montant de ces couvertures.

La conseillère du Bureau d’assurance du Canada (BAC) Julie Bellemare souligne par ailleurs que les collectionneurs doivent informer leur assureur afin d’être adéquatement protégés. «Il faut déclarer ce que l’on a.»

Les bris engendrés par l’eau sont la principale cause de réclamation au Québec. D’ailleurs, selon la compagnie d’assurances Aviva Canada, près de 40 % des demandes d’indemnité en assurance habitation sont imputables à des dégâts d’eau. C’est que les sous-sols habités sont désormais courants. On retrouve souvent dans ces pièces des objets de grande valeur comme des appareils électroniques. Refoulement d’égout, bris d’un tuyau ou infiltration d’eau, les sous-sols peuvent rapidement être inondés. Si certaines polices d’assurance ont déjà des protections contre l’eau, des avenants doivent être ajoutés à d’autres.

L’assurance pour responsabilité civile est incluse dans les polices d’assurance habitation. Elle protège les bénéficiaires contre les bris à un bien ou des blessures à une personne. «La couverture pour responsabilité civile est très importante», lance sans hésiter Julie Bellemare. Cela protège une personne si son enfant brise une vitre de l’école ou si, accidentellement, il frappe une personne avec une rondelle. La responsabilité civile permet de faire face à ce type de situation.

La conseillère du BAC souligne que l’assurance pour la responsabilité civile est généralement de 1 M$.

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