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46 500 nouveaux cas de cancer en 2011, selon la Société canadienne du cancer

Même si le nombre d’incidences n’est pas en hausse pour la plupart des cancers au Québec, 46 500 nouveaux cas seront dénombrés cette année,  selon les statistiques de la Société canadienne du cancer (SCC) dévoilées mercredi.

De ces chiffres, 20 100 personnes perdront leur bataille contre le cancer, mais la SCC demeure positive. «Grâce aux meilleurs programmes de dépistage et aux nouveaux médicaments, le taux de mortalité est en baisse, a affirmé le conseiller scientifique Gilles Pineau. On observe une chute marquée pour certains cancers.»

«Les nouveaux cas de cancer sont liés à l’augmentation de la population du Québec, il est normal que le nombre soit élevé», explique M. Pineau. La population vieillit également.» D’ailleurs, l’âge est le premier facteur de risque du cancer, 88% des nouveaux cas de cancer sont attribués à des personnes âgées de 50 ans et plus.

Plus de la moitié des cas diagnostiqués au Québec (55, 6%) seront des cancers colorectaux, du poumon, de la prostate et du sein. Le tiers des décès seront liés au cancer du poumon, qui tue deux fois plus de femmes que le cancer du sein et quatre fois plus d’hommes que le cancer de la prostate. «C’est surprenant, mais le cancer du poumon est en baisse chez les hommes. Les femmes sont plus touchées aujourd’hui par le cancer du poumon, a souligné M. Pineau. Les hommes sont plus conscients de l’impact que peut avoir le tabagisme.» Par ailleurs, 85% des cas de cancer du poumon sont liés au tabagisme.

La Société canadienne du cancer met cette l’année l’accent sur le cancer colorectal. «Même s’il y a un programme de dépistage pour le cancer colorectal dans certaines provinces, il y a beaucoup de chemin à faire au Québec, d’après le directeur des affaires publiques de la Société canadienne du cancer – division Québec, Marc Drolet. C’est le deuxième cancer qui touche le plus les hommes. C’est l’occasion de faire état de la situation.»

Une crise du cancer?
À la suite du dévoilement de ces chiffres, la Coalition priorité cancer répond que le Québec fait face à une crise du cancer.

Le taux de nouveaux cas de cancer et le taux de mortalité sont trop élevés, selon la vice-présidente de la Coalition priorité cancer, Nathalie Rodrigue. «Nous ne sommes pas surpris de voir les résultats, a-t-elle affirmé. Le nombre de cas, le taux d’incidence ainsi que la mortalité due au cancer au Québec sont parmi les plus élevés dans le monde.»

La Coalition souligne le manque de précision des statistiques sur cette maladie en 2011 qui ne reflètent pas la situation actuelle du Québec en matière de lutte contre le cancer, selon elle. «Le problème vient du fait que le Québec n’a toujours pas de registre du cancer, a affirmé Mme Rodrigue. Il pourrait nous informer de tous les cas, des traitements et des suivis, des taux de survie etc. Un registre est un outil de base dans la lutte contre le cancer.»

Elle appuie cependant les recommandations de la Société canadienne du cancer sur la mise en Å“uvre d’un programme de dépistage du cancer colorectal au Québec. «Il permettrait de réduire le taux d’incidence de ce cancer,  a-t-elle souligné. Nous sommes en retard sur les autres provinces, où il y a déjà un programme de dépistage.»

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