L’alimentation au secours de la crise mondiale du cancer
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié aujourd’hui son «Rapport sur le cancer dans le monde 2014», préparé par quelque 250 chercheurs de plus 40 pays. Ce rapport alarmant qui défraie la manchette, prédit une crise mondiale du cancer si on n’intensifie pas la prévention. En effet, les chercheurs estiment que le nombre annuel de nouveaux cas de cancer devrait passer de 14 millions, en 2012, à 22 millions, au cours des 20 prochaines années.
L’OMS croit qu’«environ 30% des décès par cancer sont dus aux cinq principaux facteurs de risque comportementaux et alimentaires: un indice élevé de masse corporelle, une faible consommation de fruits et légumes, le manque d’exercice physique, le tabagisme et la consommation d’alcool.»
Selon le Dr. Richard Béliveau, directeur scientifique de la Chaire en prévention et traitement du cancer de l’Université du Québec à Montréal, connu pour ses travaux sur les aliments anticancer, c’est plutôt «75% des cancers [qui] pourraient être prévenus en modifiant notre mode de vie». Selon ce qu’on peut lire sur son site internet, «on estime que 30% de tous les cancers sont directement reliés à la nature du régime alimentaire des individus, ce pourcentage pouvant même atteindre jusqu’à 70% dans le cas des cancers du système gastro-intestinal (œsophage, estomac et côlon). Parmi les facteurs alimentaires ayant le plus d’influence sur le développement du cancer, de nombreuses études épidémiologiques ont montré que la consommation de fruits et légumes était associée à une baisse importante du risque de développer la maladie.»
L’OMS pointe elle aussi du doigt la consommation insuffisante de fruits et de légumes comme un des principaux facteurs de risque de développer un cancer.
[Bignumber]
Nous, les Québécois, sommes choyés de pouvoir compter sur le savoir du Dr Béliveau, qui est l’un des chefs de file de la recherche sur le cancer et principalement sur les aliments anticancer. En plus d’être un éminent scientifique, il est un dévoué vulgarisateur qui a publié plusieurs livres sur le sujet, des centaines d’articles scientifiques et «grand public» (il signe notamment une chronique dans le Journal de Montréal), en plus d’avoir partagé son savoir aux téléspectateurs de Kampaï pendant quelques saisons à Radio-Canada.
Pour lui, «combattre le développement du cancer par l’alimentation, c’est utiliser les molécules anticancéreuses présentes dans certains aliments pour créer un environnement hostile aux cellules cancéreuses, pour bombarder quotidiennement ces microfoyers tumoraux et ultimement, empêcher leur croissance (ainsi que le fait la chimiothérapie)».
Alors, comme l’OMS semble dire que peu d’entre nous échapperons au fléau qu’est le cancer, pourquoi ne pas s’aider un brin en intégrant le plus possible les aliments anticancer dans notre alimentation, ces aliments riches en antioxydants et autres composés phytochimiques. En voici quelques-uns, tirés du livre Les aliments contre le cancer:
- ail
- bleuet, framboise, mûre
- chou de Bruxelles
- brocoli, chou, chou-fleur
- cresson, épinard
- curcuma
- échalote, oignon
- graines de lin
- poivre noir
- soya
- tomate (pâte)
- canneberges (séchées)
- raisin
- chocolat noir 70%
- jus d’agrumes
- thé vert
- vin rouge
Pour en savoir plus sur l’aliment contre le cancer:
Les aliments contre le cancer, Cuisiner avec les aliments contre le cancer et La santé par le plaisir de bien manger
Les Éditions Trécarré