Ahuntsic-Cartierville

26% des 12-17 ans toujours pas adéquatement vaccinés à Montréal

Photo: iStock

Alors que Québec annonce que les jeunes de 12 à 17 ans pourront désormais recevoir une 3e dose de vaccin contre la COVID-19, plus de 30% des adolescents de plusieurs secteurs de Montréal n’ont toujours pas reçu leur deuxième injection.

À l’échelle de Montréal, 74% des adolescents ont déjà reçu deux doses de vaccin. Selon des données de l’INSPQ, la double vaccination des 12-17 ans est allée bon train dans plusieurs secteurs de l’île, comme à Pointe-Claire (81,2%) ou Ville Mont-Royal (82,7%). D’autres tirent davantage de l’arrière. C’est le cas de Ville-Marie (58,7%), Outremont (60,3%), Saint-Léonard (65,5%), Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (65,9%), Le Plateau-Mont-Royal (66,9%) et Montréal-Nord (69,5%).

D’autres arrondissements du centre de Montréal, comme Rosemont–La Petite-Patrie (79,5%), Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension (72,4%) et Ahuntsic-Cartierville (72,4%) se situent autour de la moyenne.

Des craintes qui perdurent

Pour le spécialiste en infectiologie pédiatrique et microbiologiste médical à l’Hôpital de Montréal pour enfants Jesse Papenburg, la réticence des jeunes à l’égard de la vaccination provient essentiellement d’un sentiment de sécurité vis-à-vis de la maladie et d’une crainte face aux effets secondaires des vaccins.

«Plus la personne concernée est jeune, moins il y a cette perception de risque face à la maladie, souligne M. Papenburg. Ensuite, pour les adolescents en particulier, il y a une réticence face aux effets secondaires potentiels, même si on a maintenant beaucoup de données qui démontrent que [les effets secondaires plus graves] sont relativement peu fréquents. On peut dire que le vaccin est sécuritaire.»

Avec la suspension progressive du passeport vaccinal et les impacts moindres de la COVID-19 sur les 12 à 17 ans, les incitatifs semblent difficiles à trouver pour encourager ce groupe à aller se faire vacciner. M. Papenburg note qu’on pourrait convaincre les adolescents réticents d’opter pour la vaccination en faisant appel à leur altruisme. «Je pense qu’on peut aller chercher une proportion des adolescents en leur disant qu’en allant se faire vacciner, ils vont se protéger, mais aussi les gens aux alentours d’eux, qui pourraient être plus vulnérables», estime-t-il.

Les jeunes âgés de 12 à 17 ans qui désirent recevoir leur dose de rappel pourront prendre rendez-vous sur la plateforme Clic Santé à partir du 19 février. Le Comité sur l’immunisation du Québec recommande la troisième dose pour les jeunes présentant un risque plus élevé de complications liées à la COVID-19 ou vivant en milieux fermés, mais tous ceux qui le désirent y auront accès. Un délai de trois mois après la dernière dose de vaccin reçue est toujours recommandé.

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