Hochelaga-Maisonneuve
11:00 24 décembre 2020 | mise à jour le: 24 décembre 2020 à 09:48 temps de lecture: 4 minutes

Cinq dossiers à suivre en 2021 dans Hochelaga-Maisonneuve

Cinq dossiers à suivre en 2021 dans Hochelaga-Maisonneuve
Photo: Gracieuseté/Dan Hanganu - EVOQ Architecture - civiliti - NCK/Pageau MorelUn aperçu de ce à quoi ressemblera la bibliothèque Maisonneuve une fois les travaux terminés.

Avec la nouvelle année qui commence, Métro a demandé à cinq organismes et regroupements du quartier quels sont les dossiers qu’on doit surveiller dans Hochelaga-Maisonneuve en 2021.

La survie des commerces

Avec une nouvelle fermeture des commerces pour la période des Fêtes, et en attendant que la vie normale reprenne ses droits, la Société de développement commercial d’Hochelaga-Maisonneuve va accompagner ses membres en ces temps difficiles dans leurs démarches pour leurs demandes d’aide auprès des gouvernements.

Le directeur général, Jimmy Vigneux, souhaite également mettre en place des projets avec la Caisse Desjardins et l’arrondissement pour les soutenir financièrement, à l’image des bons d’achat vendus en 2020 afin d’encourager l’achat local.

La rénovation de la bibliothèque Maisonneuve

Pour le Regroupement Patrimoine Homa, la priorité demeure la bibliothèque Maisonneuve. Une demande de classement du bâtiment au Registre du patrimoine culturel a été déposée au ministère de la Culture et des Communications en 2018, mais celle-ci est restée sans réponse.

Le fondateur du regroupement, Denis Côté, souhaite que les rénovations soient interrompues et que le bâtiment retrouve son apparence d’origine. L’édifice a été l’hôtel de ville de la municipalité de Maisonneuve de 1912 à 1918. Puis en 1925, elle a aussi abrité l’Institut du radium de l’Université de Montréal qui formait à l’époque les radiologistes.

Le logement social

Le dossier à surveiller en 2021 pour le Comité BAILS demeure la construction de logements sociaux et en particulier de HLM dans Hochelaga-Maisonneuve, d’autant plus que la crise du logement a été accentuée par la pandémie.

Selon l’organisme, l’itinérance a fortement augmenté à Montréal depuis mars 2020 et les loyers sont trop élevés. L’année 2021 sera cruciale dans ce dossier, car elle verra le dépôt du budget du gouvernement provincial en mars. Le gouvernement fédéral ayant récemment délégué la gestion du parc locatif de HLM au provincial, ce dernier doit s’engager à injecter de l’argent dans la construction et l’entretien de HLM, sinon les besoins ne seront pas comblés, selon le Comité BAILS.

L’agriculture urbaine

La directrice générale de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur, Daphné Mailloux-Rousseau, souhaite augmenter leur production en agriculture urbaine, puisque la pandémie a exacerbé les besoins en aide alimentaire dans l’arrondissement. Toute leur production actuelle est donnée gratuitement aux banques alimentaires.

En plus de l’accroissement de la production, l’entreprise d’économie sociale souhaite augmenter la diversité de leurs sites de plantation. Elle prévoit donc accélérer la cadence et intégrer de l’innovation. Le projet d’agriculture urbaine se nomme «Paysage solidaire», puisque Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur cherche à mobiliser les citoyens, les résidents des CHSLD ou encore, les jeunes éprouvant des difficultés en employabilité.

La famille

Avec la fin des activités d’Avenir d’enfants le 26 juin 2020, comme prévu par le partenariat entre le gouvernement du Québec et la Fondation Lucie et André Chagnon, La Table de quartier Hochelaga-Maisonneuve fait des pieds et des mains pour assurer la pérennité du projet 200 portes HM.

Ce dernier regroupe plusieurs organismes et citoyens favorisant le développement global des jeunes enfants et leur famille. Avec la perte du financement provenant d’Avenir d’enfants, l’organisme craint que ce soit difficile de maintenir le travail de proximité et les actions collectives dédiées aux tout-petits. Afin de conserver cette expertise, le regroupement continuera en 2021 de réclamer du financement, ainsi qu’une rencontre avec le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe et/ou le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

Articles similaires