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Un Verdunois court avec la flamme olympique…à Liverpool

Le résidant de Verdun, Daniel Sylvestre, a eu le grand honneur, le 1er juin dernier, d’être le porteur de la flamme olympique sur 400 mètres, à Liverpool, en Angleterre, le pays où se dérouleront les jeux de 2012.

C’est à la suite d’un concours organisé pour les employés de Coca-Cola, que M. Sylvestre, qui travaille pour la compagnie depuis 10 ans, a été choisi parmi des milliers de participants.

Les employés devaient proposer un moyen de rendre la compagnie plus «verte», et l’idée du Verdunois, qui consistait en l’aménagement de toits verts pour les bureaux du géant des boissons gazeuses, a bien plu aux dirigeants, faisant de lui le seul employé canadien participant à cet événement unique.

«J’ai reçu un appel du siège social de la compagnie, à Atlanta, dit avec fierté, l’homme qui est camionneur pour la compagnie. Je n’en revenais pas, j’étais vraiment fier et heureux d’aller là bas.»

M. Sylvestre a en effet déjà participé aux Jeux Olympiques dans le passé, soit ceux d’hiver, à Vancouver en 2010, s’occupant plus précisément des relations avec le public au village olympique.

«À cette époque, on m’avait dit d’en profiter, parce qu’une occasion comme celle-là arrivait seulement une fois dans une vie, explique-t-il. Jamais je ne me serais douté que je participerais une autre fois et que je porterais la flamme quelques années plus tard!»

C’est ainsi que Daniel Sylvestre s’envola pour l’Angleterre accompagné de son épouse pour un séjour de quatre jours qu’il n’oubliera pas de sitôt.

La flamme, à relais

Le jour de la course, M. Sylvestre a pris place à bord d’un autobus en compagnie des autres coureurs participant au relais de la flamme. «Il y avait des personnes de partout dans le monde, qui avait été choisi pour différentes raisons; par exemple, deux non-voyants, un homme de Singapour et aussi un diplômé de Harvard», dit-il.

Parmi les participants, on comptait également Mel C, des Spice Girls, qui était la personne qui allait relayer Daniel Sylvestre, ce dernier ayant à allumer la flamme de la chanteuse, une fois arrivé à destination.

Une fois rendu à son point de départ, où il devait attendre le coureur dont il allait prendre la relève, le Verdunois fut rapidement entouré d’une foule enthousiaste.

«Les gens voulait tous toucher à la flamme, me parler et prendre des photos», dit-il fièrement.

C’est ainsi qu’après une vingtaine de minutes d’attente, le coureur précédant arriva, avec une escorte policière, pour allumer la flamme de M. Sylvestre, un procédé réglé au quart de tour.

«Lorsque l’autre coureur arrive, un membre de l’organisation allume avec une clé spéciale l’alimentation en gaz sur notre torche, explique Daniel Sylvestre. Une fois la flamme de celui qui prend le relais allumée, le responsable éteint l’autre torche, qui ne pourra plus jamais être rallumée par la suite.»

Toutefois, les participants ont tous pu conserver leur torche, Daniel Sylvestre ne faisant pas exception à la règle; l’objet étant dorénavant un souvenir impérissable de cette journée mémorable.

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