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1000 signatures pour sauver le projet de bain en eau libre à Lachine

Les quais de l'ancienne marina de Lachine.
Les quais de l'ancienne marina de Lachine. Photo: Facebook - Équipe Maja pour Lachine

Une pétition réclamant le maintien du projet de bain en eau libre près de l’ancienne marina de Lachine a obtenu plus de 1000 signatures jusqu’à présent. Le groupe à l’origine de la pétition est à mi-chemin de l’objectif nécessaire pour la tenue d’une consultation publique.

En mai, la nouvelle équipe d’élus à Lachine abandonnait le projet de bain en eau libre, faute de fonds. Annoncé en 2023 par l’ancienne administration, le projet aurait créé un espace de baignade surveillée entre le parc René-Lévesque et l’ancienne marina.

La semaine dernière, un groupe de résidents de Lachine regroupés au sein du collectif «On veut se baigner» on lancé une pétition réclamant le maintien du projet.

«La plage de Verdun est saturée. On a besoin de plus d’espaces où on peut avoir accès à l’eau» affirme un des organisateurs du collectif, Mathieu Lacombe, dans une entrevue accordée à l’émission Tout un matin lundi.

Le retrait du projet de bain a alimenté les rumeurs d’un retour de l’ancienne marina de Lachine. L’arrondissement et la ville-centre restent toutefois muets sur l’allure finale que prendra ce site.

La pétition est lancée dans le cadre du droit d’initiative citoyenne. Si un seuil minimal de signatures est atteint, la Ville de Montréal aura l’obligation de lancer une consultation publique sur la question. Dans ce cas-ci, les organisateurs doivent obtenir 1941 signatures d’ici le 21 septembre. Une pétition semblable de Projet Montréal, qui était au pouvoir à Lachine au moment de l’adoption du projet de bain, a été suspendue pour laisser la place à l’initiative citoyenne.

Une question de financement?

La mairesse de Lachine, Julie-Pascale Provost, a justifié le retrait du projet de bain par son désir de se concentrer sur le projet de complexe sportif. Elle a aussi évoqué une facture de 500 000$.

Or, le projet de bain est un projet de la ville-centre. Le parc René-Lévesque est géré par le service des grands parcs, qui relève de l’administration centrale et non pas de l’arrondissement. Selon M. Lacombe, qui a effectué des demandes d’accès à l’information, le financement venait principalement de la ville-centre.

Il remet aussi en question la facture de 500 000$.

«Quand on met bout à bout tous les montants qu’on a en ce moment [grâce aux demandes d’accès à l’information], on tombe à 236 000$ pour la première année», dit-il.

Viabilité et sécurité, souligne la mairesse

Interpellée à ce sujet, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, rappelle que le projet de bain en eau libre avait été annoncé en grande pompe sans que son financement n’ait été sécurisé. Elle affirme devoir agir de façon responsable.

D’autant plus que le projet à Lachine en est un où les baigneurs ne touchent pas le fond de l’eau. »

«Est-ce qu’on peut avoir un projet viable à la fois sur le plan financier et sur le plan de la sécurité? Vous savez, on a une piscine en eau libre à Verdun et à chaque année on a des noyades», souligne Mme Martinez Ferrada sur les ondes de Radio-Canada.

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