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Mettre le transport en commun au coeur des priorités

Chaque été, le même manège recommence. Les zones de travaux se multiplient sur nos routes, mettant à rude épreuve la patience des automobilistes. Le pont Honoré-Mercier, dans la circonscription que je représente (LaSalle-Émard), est rarement épargné par cet intense carnaval estival.

Pendant un mois, entre le 13 juillet et le 11 août, des travaux majeurs qui entraîneront la fermeture de voies, en laissant une seule ouverte dans chaque direction. Des bretelles d’accès du côté de la Rive-Sud seront aussi fermées au cours de cette période. Nul doute que cela causera des maux de tête à plusieurs citoyens.

Le gouvernement fédéral croit avoir trouvé une solution pour réduire les impacts de ces travaux sur les travailleurs qui doivent se rendre sur l’île de Montréal pour gagner leur vie: les usagers de la route sont «fortement encouragés à emprunter les différents moyens de transport collectif» et à emprunter les ponts Champlain et Victoria comme alternatives. Je suis tout à fait d’accord; prenons le transport collectif.

Malheureusement, il y a un petit problème: vous savez comme moi que le transport en commun n’est pas des plus efficaces dans l’ouest de l’île ni sur le pont Mercier. Ironique aussi de constater que le fédéral nous invite à prendre les transports en commun, alors que le ministre des Transports, Denis Lebel, a refusé catégoriquement de financer quelque plan de transport en commun que ce soit pour la reconstruction du pont le plus achalandé du pays, le pont Champlain.

En fait, le transport en commun est systématiquement ignoré par le gouvernement fédéral. Les conservateurs ont rejeté la stratégie pancanadienne de transport en commun proposée par ma collègue Olivia Chow, porte-parole du NPD en matière de transport. Son plan prévoyait un financement stable et à long terme des transports en commun, et les députés conservateurs ont honteusement voté contre la mise en place de cette vision.

Avec les embouteillages qui n’en finissent plus, il faut trouver des solutions. Ceux qui disent que nous n��avons pas les moyens d’investir massivement dans des moyens de transport plus propres et mieux pensés se trompent. La congestion routière coûte quelque trois milliards de dollars par année à l’économie montréalaise. Accepter ces pertes sans broncher et continuer à subir plutôt qu’à agir est irresponsable. Notre inaction coûte cher, très cher.

Hélène LeBlanc

Députée de LaSalle-Émard

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