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Robert Poëti candidat libéral dans Marguerite-Bourgeoys

C’est en pleine fièvre électorale, en tout début de campagne, que le premier ministre Jean Charest s’est emmené à LaSalle, le jeudi 2 août dernier, afin d’annoncer la candidature de l’ancien policier Robert Poëti comme nouveau candidat dans Marguerite-Bourgeoys. Ce dernier succède ainsi à Clément Gignac qui a récemment quitté le comté pour se présenter dans une circonscription de la région de Québec.

Dans une salle du boulevard Newman où étaient réunis près d’une centaine de militants du Parti libéral, M. Charest a présenté aux médias son nouveau candidat, confirmant ainsi les rumeurs qui courraient depuis quelques semaines déjà quant à la candidature de l’ex-policier.

Notons que plusieurs députés libéraux de la région de Montréal étaient également présents, pour l’occasion, dont Henri-François Gautrin, Yolande James, François Ouimet, Lawrence S. Bergman et Geoffrey Kelley.

Rappelons que M. Poëti a travaillé pendant 28 ans à la Sûreté du Québec en plus d’avoir été chroniqueur judiciaire pour différents médias.

«La personne que je vous présente aujourd’hui a été de tous les grands événements du Québec, comme la crise du verglas et le sommet des Amériques, qui ont été importants à organiser sur le plan de la sécurité publique», a déclaré Jean Charest en présentant son nouveau candidat.

Suivant la ligne du Parti libéral quant au thème de la «loi et l’ordre» découlant des événements du printemps étudiant, Robert Poëti a, en premier lieu, expliqué les raisons de sa candidature. «La liberté de certains ne peut enrayer ou carrément faire face ou ignorer la liberté collective des autres», a-t-il dit sous les applaudissements des militants présents. «Tout le monde a le droit de prendre le métro en paix pour aller travailler; tous les gens peuvent traverser les ponts sans perturbations et tous les étudiants ont le droit de retourner en classe, calmement, sans menaces.»

«J’ai été ébranlé de voir ce que j’ai vu ces derniers mois», a-t-il confié aux journalistes durant le point de presse qui a suivi l’annonce de sa candidature.

Robert Poëti dit endosser les positions et les actions qui ont été entreprises par le premier ministre pour mettre fin à la crise. Il croit également qu’il pourra, grâce à son expérience dans le domaine judiciaire, aider le parti à faire comprendre au public les décisions qui ont été prises au cours des derniers mois.

«Je pense que mon expertise ou mon expérience peuvent apporter un élément au Parti libéral pour expliquer aux citoyens les décisions que le parti a pris et que certains n’ont pas compris», a-t-il expliqué.

Corruption: «Les bandits méritent d’aller en prison»

Robert Poëti a également abordé la question de la corruption qui plane au-dessus du monde politique québécois depuis des mois et plus précisément au-dessus du parti auquel il vient de se joindre.

«Les gens qui pensent que la corruption est nouvelle, québécoise, ou encore pire, libérale, se trompent carrément, a dit M. Poëti. Ceux qui ont semé la corruption, la collusion, peu importe leur rôle professionnel, récolteront ce qu’ils ont semé.»

«En fait, pour moi, les bandits méritent d’aller en prison», a-t-il ajouté, en rappelant qu’il s’agit du mandat de l’Unité permanente anti-corruption, qui bénéficie d’un budget annuel de 30M$.

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