La sécurité dans les rapides de Lachine
Ce qui se passe depuis un moment du point de vue de la sécurité dans les rapides de Lachine est inconcevable.
Les rapides attirent de plus en plus de plaisanciers et c’est correct. Que cela soit des motomarines, des chaloupes à moteur, des planches ou autres, souvent, par manque de connaissances ou d’expérience, les gens s’aventurent dans des endroits dangereux au péril de leur vie.
En 2010, des gens sans expérience de la Ville de Montréal ont acheté une dizaine de bateaux de sauvetage à 230 000 $ chaque, pour LaSalle, Verdun, Lachine, etc.
D’après ma longue expérience de plus de 50 ans de navigation dans les rapides, ce bateau, pour nous de LaSalle, n’était pas le bon. D’ailleurs, des pompiers inexpérimentés l’ont coulé et perdu dans les rapides dans les mois suivant la prise de possession et le bateau n’a pas été remplacé.
Pour transmettre notre connaissance des rapides, nous avions offert au Service des incendies de les piloter pour éviter ce qui est arrivé. On s’est fait répondre: «merci, on connaît ça nous autres».
LaSalle est situé à l’endroit le plus dangereux des rapides. Vous, les dirigeants de LaSalle, avez une responsabilité collective d’éduquer les gens des dangers, de les assister et de les sauver, mais vous n’avez pas les bons outils pour intervenir, sans faire appel à Verdun ou à Lachine. C’est de l’inconcevable en majuscule.
Vous savez qu’en cas d’urgence, le temps d’intervention est primordial et fait souvent la différence entre un sauvetage et une noyade. Profitez de l’expérience de Roger Hébert, de Bob Cordner ou du soussigné pour choisir le bon bateau. Ça ne coûte rien de prendre un conseil.
J’espère que mon intervention ne restera pas lettre morte.
Michel Baron