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Agence spatiale: la députée LeBlanc dénonce la coupure possible de 20 postes

La députée néodémocrate de LaSalle-Émard, Hélène LeBlanc, dénonce la possibilité qu’une vingtaine de postes de chercheurs ultra-spécialisés soient menacés à l’Agence spatiale canadienne. Certains d’entre eux travaillent sur le bras canadien.

Porte-parole de l’opposition officielle en matière d’industrie, Hélène LeBlanc soutient que «c’est de l’expertise canadienne, des chercheurs de haut calibre qui n’auront peut-être pas le choix de quitter le pays. Ce serait une grande perte pour le Canada.»

Certains pourraient tenter de se joindre à la NASA américaine ou à des agences spatiales ailleurs dans le monde.

Une trentaine de postes sont visés par ce que le gouvernement conservateur qualifie de «réaménagements d’effectifs» à l’Agence spatiale canadienne qui compte environ 670 employés.

Depuis quelque temps, la députée Hélène LeBlanc dénonce les «attaques conservatrices» contre la science. «Ottawa semble cibler la science dans ses coupes. L’environnement en est un bon exemple. On s’inquiète de la tendance d’Ottawa à couper des postes de chercheurs et de scientifiques. On se demande quelle est la vision à long terme du gouvernement pour la science et la recherche.»

Le 10 juillet dernier, Hélène LeBlanc et quelques autres de ses confrères députés du NPD ont marché aux côtés des chercheurs canadiens afin de dénoncer les attaques des conservateurs contre la science.

Le rassemblement appelé «La Mort de la preuve» visait à dénoncer les compressions dans les institutions scientifiques fédérales ainsi que le musellement des chercheurs. Il semble que les scientifiques n’ont pratiquement plus le droit de s’adresser aux médias ou au grand public sans avoir préalablement obtenu l’aval du bureau du premier ministre Stephen Harper.

«La censure est inacceptable. Les contribuables canadiens paient pour les recherches effectuées par les scientifiques du gouvernement. Ces derniers devraient pouvoir débattre librement et publiquement de leurs conclusions», précise Mme Hélène LeBlanc.

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