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Une LaSalloise inquiète pour sa «famille népalaise»

Une famille de rescapés. Photo: Collaboration spéciale

Après le séisme le plus destructeur en 80 ans, qui a tué plus de 70 000 personnes et fait près de 14 000 blessés au Népal, Suzanne Ladouceur est en contact quotidien avec Renu Sharma, présidente de la Women’s Foundation Népal (WFN), l’organisme où la LaSalloise fait du bénévolat six mois par année depuis huit ans.

«Plusieurs enfants ont perdu leurs parents durant la tragédie, explique Mme Ladouceur. C’est comme ma famille et je suis super inquiète. C’est la première année où je n’ai pu y aller, car j’avais des problèmes de toitures chez moi».

Villages dévastés
Dans les villages népalais, 90% des maisons sont détruites. «Faites avec du ciment ou de l’herbe, elles n’ont pas de toit. Des gens n’ont pas de nourriture et mangent du gazon. L’aide internationale arrive au compte-gouttes et ce sont les Népalais qui aident les Népalais», explique-t-elle.

La WFN, qui supporte et donne espoir aux femmes et aux enfants victimes de violence, d’abus, de torture et de viol, tant sur le plan physique que psychologique, fournit actuellement des camions de riz et légumineuses, des couvertures, des tentes et des vêtements. «Les menstruations des femmes, c’est un problème majeur s’ils n’ont pas d’eau», ajoute la LaSalloise.

La WFN ouvrira un hôpital pour les femmes enceintes qui n’ont pas de famille. Elles seront conduites à l’orphelinat pour deux mois.

Lors du tremblement de terre, plusieurs voisins sont arrivés sur le site de la Fondation, en plein cœur de Katmandou, et ont eu accès à du riz, des lentilles et des tentes pour les héberger. «L’orphelinat a été sauvé, alors que 10 kilomètres plus loin, un village a été détruit », raconte la bénévole.

Gouvernement corrompu et peur du choléra
Suzanne Ladouceur soutient que ce dont les Népalais ont surtout besoin, «c’est la pression d’autres pays pour un plan de reconstruction. Ils ne trustent pas le gouvernement. Beaucoup de nourriture est prise à l’aéroport parce que le gouvernement veut taxer celle qui vient de l’international».

On craint le choléra plus que jamais. «II y a 2,5 millions de personnes dans la vallée de Katmandou et plus d’un million d’entre eux se sauvent parce qu’ils craignent le choléra, avec la mousson, un système de vents périodiques, qui commencera dans moins d’un mois».

Le Népal est un pays méconnu où la législation ne protège pas, ou très peu, les femmes et les enfants abandonnés. Près de 73% des femmes sont victimes de violence conjugale ou familiale.

La WFN gère un refuge abritant femmes et enfants, et multiplie les pressions auprès du gouvernement népalais afin d’obtenir davantage de justice sociale pour les femmes, «mais avec 28 partis au pouvoir, personne ne s’entend et le gouvernement est plus que corrompu», de conclure Suzanne Ladouceur.

Les gens qui voudraient faire des dons pour aider la Women’s Foundation Népal dans ses opérations sur le terrain peuvent visiter le site www.betterplace.org/en/projects/28635-nepal-earthquake-support-fund

Il y a aussi un site foundationbeyondbelief.org

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