Hochelaga-Maisonneuve
10:27 24 juillet 2020 | mise à jour le: 24 juillet 2020 à 11:08 temps de lecture: 3 minutes

Un livre sur le muraliste Laurent Gascon

Un livre sur le muraliste Laurent Gascon
Photo: Naomie Gelper/MétroRaymond Vézina et Mineko Suzuki

L’historien de l’art Raymond Vézina et son épouse, Mineko Suzuki, sont tellement passionnés par le muraliste Laurent Gascon qu’ils ont publié un livre mettant en lumière ses oeuvres.

Laurent Gascon est un artiste promoteur de l’art public depuis 1972. Sur la rue Ontario, il complète actuellement une treizième murale en céramique représentant des personnages influents de Montréal.

Le couple Vézina-Suzuki qui réside dans le quartier de Mercier étudie sa carrière depuis des années.

Avec le livre Laurent Gascon. Artiste muraliste, publié aux éditions René Jacques, Raymond Vézina désire faire connaître davantage la richesse du travail de Laurent Gascon qu’il considère comme un «créateur extraordinaire».

«Il est capable de saisir la personnalité de son modèle, de faire des esquisses qui conviennent et de les reporter sur céramique, explique le professeur retraité de l’Université du Québec à Montréal. D’un point de vue technique, c’est un génie. Il est absolument unique!»

De son côté, Laurent Gascon se réjouit de la publication du livre qu’il pense utiliser comme un portfolio. «Sauf que ça prend plus de place», dit-il en ricanant.

Ce n’est pas comme aller au musée où tu dois acheter un billet. Une murale, c’est gratuit et, en plus, tu peux voir l’artiste en action.

-Raymond Vézina, historien de l’art

Art accessible

Dans le contexte de pandémie, l’art public joue un rôle primordial, estime Raymond Vézina. «Le seul moyen de voir l’art, c’est par les murales», dit-il.

Selon Laurent Gascon, c’est aussi un moyen de donner envie aux résidents d’aller dans les galeries d’art ou les musées.

C’est dans Ville-Marie et Hochelaga-Maisonneuve qu’on peut admirer une douzaine de murales en céramique réalisées par le muraliste.

Avec le parcours artistique créé par les œuvres sur la rue Ontario, Laurent Gascon espère attirer des gens de l’extérieur dans ces quartiers.

Contact avec le public

Puisque la réalisation de la murale prend plusieurs semaines, le public peut contempler le travail de Laurent Gascon et observer l’évolution. «Le monde arrête pour me parler», émet-il.

Pour Raymond Vézina, il s’agit d’une opportunité unique de voir un créateur au travail. «Les artistes, on ne peut jamais les voir, explique l’historien. Tandis que là, on le voit agir et c’est une chance énorme.»

Articles similaires