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Visite au cœur de l'Assemblée nationale

Pour la plupart des gens, l’Assemblée nationale représente un lieu mythique et ils en ont qu’une vague image, soit ce qu’on voit lors de la période des questions aux différents bulletins de nouvelles. Au-delà des « chicanes » télévisées, c’est avant tout le centre névralgique de toutes les décisions et un endroit à découvrir.

Récemment, des résidents de Hochelaga-Maisonneuve se sont rendus à Québec pour visiter la « maison des citoyens du Québec ». Groupe dont je faisais partie.

Ce n’est pas la première fois que je me rendais à l’Assemblée nationale. Après quelques années d’absence, j’y effectuais un retour…

Devant la façade du bâtiment, la vue sur la Ville de Québec est toujours aussi impressionnante. Sans oublier les statues de grands personnages politiques qui témoignent d’une infime partie de notre histoire. La présence de constables spéciaux nous rappelle que l’on est dans un lieu solennel où la sécurité n’est pas prise à la légère.

Premier arrêt une fois la porte d’entrée franchie, les « douanes ». Comme dans les aéroports, les visiteurs doivent montrer patte blanche et vider leurs poches. Des agents de sécurité contrôlent les sacs des visiteurs avant de leur souhaiter une bonne journée.

L’inspection passée, la préposée à l’accueil nous remet alors notre cocarde sur laquelle est inscrit en grosses lettres « visiteur ». Nous voilà donc à l’intérieur.

Dans le grand hall, des guides sont présents pour les gens qui souhaitent faire une petite visite des lieux. Les autres membres du groupe sont invités à passer au Salon bleu pour y attendre leurs collègues. Sur la télévision diffusant les débats de l’Assemblée nationale, on peut écouter les travaux.

Cette journée-là, les travaux portent sur le budget du ministre des Finances Nicolas Marceau. Au retour des membres du groupe, nous nous dirigeons à la mezzanine pour assister en direct aux travaux, qui sont présidés par Carole Poirier, députée de Hochelaga-Maisonneuve et première vice-présidente de l’Assemblée nationale.

Encore une fois, à la porte de la mezzanine, les visiteurs doivent laisser leur sac et garder le silence. Sous nos yeux, nos représentants en action. Nous sommes au cœur des décisions.

Nous assistons alors aux récriminations de Raymond Bachand, du Parti libéral du Québec, envers le budget de son collègue. Par la suite, c’est au tour de François Legault, chef de la Coalition avenir Québec, de critiquer le budget Marceau. La joute oratoire des députés est impressionnante.

Sur le « plancher », certains députés ne chôment pas. Ils consultent leurs courriels, scrutent les médias sociaux, font le suivi de leurs dossiers et négocient avec leurs vis-à-vis.

Les pages de l’Assemblée nationale, qui sont chargés de porter les messages entre les députés, sont constamment sur le qui-vive. Les papiers s’échangent d’un bout à l’autre de l’Assemblée nationale.

Les travaux sont ensuite ajournés pour la pause du dîner. Notre groupe se rend au Parlementaire, le restaurant de l’Assemblée nationale. À une table, nous apercevons le député libéral Laurent Lessard qui discute avec son attaché politique ou encore le député caquiste Christian Dubois en compagnie de membres de sa famille.

Le président de l’Assemblée nationale, le député libéral Jacques Chagnon, entre dans la salle. Sur son passage, peu importe la « famille politique » des personnes présentes, il salue les gens.

Au moment de notre départ du restaurant, deux députés de formation politique différente discutent et ricanent de bon cœur. On est loin des invectives de la période des questions…

La journée s’est poursuivie avec une visite des bureaux de la première vice-présidence de l’Assemblée nationale (Carole Poirier) et une rencontre avec celle-ci sur son nouveau rôle.

Sur le coup de 15 h, retour à bord de l’autobus, direction Montréal. Une journée bien remplie se termine.

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