Un nouveau modèle de concertation dans Hochelaga-Maisonneuve
La modification permettra aux citoyens, commerçants, partenaires institutionnels et élus de faire partie de la nouvelle table de quartier. Auparavant, seulement les organismes communautaires pouvaient être membres du CDLCHM.
Les gens qui souhaitent participer aux travaux de la Table de quartier Hochelaga-Maisonneuve, le nom provisoire de la « nouvelle instance », peuvent devenir des membres réguliers ou des membres associés. La différence étant que les membres réguliers résident, travaillent ou interviennent dans le quartier, que ce soit un citoyen, un organisme communautaire, une personne morale autre qu’un organisme à but non lucratif (membre collectif) ou un élu du territoire couvert. Ils ont un droit de vote et peuvent se présenter au conseil d’administration.
Par opposition, les membres associés, eux, sont des gens préoccupés par le sort du quartier, mais ils n’y résident pas, n’y travaillent pas ou n’ont pas d’adresse commerciale sur le territoire couvert. Ils n’ont donc pas droit de vote et ne peuvent se présenter à un poste électif. Le nouveau conseil d’administration sera composé de 11 membres, dont un poste pour les citoyens.
Les divers comités de travail, Table jeunesse, Table enfance-famille, etc., seront chapeautés par la nouvelle structure. Les participants actuels à ces comités estiment que cela facilitera le travail et simplifiera les choses.
« Les objectifs de base demeurent de défendre les intérêts de la population que nous desservons, de favoriser l’accès à l’information autour des grands enjeux, d’établir des consensus concernant les priorités de développement, de s’affirmer comme partenaire et acteur socioéconomique et maximiser les capacités d’intervention.
« Je crois que la nouvelle formule nous permettra d’atteindre pleinement ces objectifs », note Michel Roy, directeur du CDLCHM.
Certaines voix discordantes se sont toutefois fait entendre. Des personnes présentes à la soirée d’information estiment qu’il peut être problématique d’ouvrir la concertation à de grandes entreprises ou commerçants.
Je vois mal la présence d’un promoteur immobilier à la table de quartier lors de discussion sur le logement social, de souligner Jonathan Aspireault-Massé, directeur du Comité BAILS. Il me semble que c’est d’ouvrir la porte à des situations conflictuelles.
D’autres croient qu’une telle situation permettrait, au contraire, de sensibiliser ledit promoteur. Les opinions divergent sur le sujet.
La Table de quartier Hochelaga-Maisonneuve prendra officiellement son envol le 24 novembre prochain. L’assemblée de création de la nouvelle structure se tiendra à compter de 19 h, au Pavillon d’éducation communautaire (PEC) au 1691, boulevard Pie-IX.