Les Mondiaux de monocycle arrivent à Hochelaga-Maisonneuve
Le trials, le street, le flatland, le slopestyle street, le freestyle, l’athlétisme, le basketball, le hockey et plusieurs autres disciplines seront présentés, notamment au collège de Maisonneuve, au centre Pierre-Charbonneau, à l’Esplanade Financière Sun Life ainsi qu’au parc Étienne-Desmarteau.
« Nous cherchions un endroit où centraliser le tout. C’est pourquoi le Parc olympique nous semblait l’endroit idéal. De plus, le Parc olympique est reconnu pour être une destination urbaine pour les sports extrêmes », indique le directeur général de l’événement, Benoit Gonneville-Damme.
Ce rendez-vous biannuel revêt une grande importance pour les athlètes qui ne le manquerait pour rien au monde.
« C’est le plus grand de tous les événements. C’est comme des Jeux olympiques pour monocyclistes », soutient Stephanie Dietze, athlète allemande de monocycle.
De retour au Canada
Cette compétition est de retour en sol québécois après 22 ans d’absence. L’événement qui a été présenté à Hull (1991) et à Québec (1992) est de passage pour la première fois à Montréal.
« C’est une belle façon de représenter notre ville à l’international. Nous voulons aussi intéresser la population locale à notre sport, qu’elle vienne nous voir. C’est pourquoi nous organisons des ateliers d’initiation au monocycle. De plus, toutes les activités ainsi que compétitions sont gratuites. Nous avons aussi mis en place une application mobile (Unicon17) où nous y suggérons, entre autres, des restaurants du quartier », laisse savoir M. Gonneville-Damme, qui participera à la compétition de monocycle de montagne.
Les amateurs devront ensuite s’armer de patience, car il faudra attendre de nombreuses années avant que les Championnats du monde ne soient de retour au Québec.
« Nous sommes déjà très chanceux de l’avoir eu trois fois. Comme il s’agit d’une compétition mondiale, elle va repartir en Europe et faire le tour de la planète. Pour avoir la chance de voir ces athlètes internationnaux en action, c’est maintenant ou jamais », annonce-t-il.
Peu connu
Le monocycle, en tant que sport de compétition, est peu connu dans la Belle province. Cette discipline est davantage associée au cirque, souligne M. Gonneville-Damme.
« Pour nous, c’est un sport marginal, mais en Europe et en Asie, c’est populaire », dévoile le Rosemontois.
« Les gens ne voient pas à quel point c’est un sport intéressant et plaisant. Je n’aime pas quand ils le ridiculisent ou pensent que ce n’est que du cirque. Je veux leur montrer à quel point c’est divertissant et cool », affirme Mme Dietze.
Cet événement est alors une opportunité pour faire découvrir le monocycle aux Montréalais.
« Nous voulons changer les mentalités. Le Unicon va nous permettre de montrer que c’est un sport de passionnés et ainsi, peut-être augmenter le nombre d’adeptes », fait valoir M. Gonneville-Damme.