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Les élus de Montréal-Nord demandent au gouvernement provincial de reconnaître les compétences des immigrants diplômés

Bousquet-Richard Simon - TC Media
Les élus de Montréal-Nord demandent au gouvernement provincial de faciliter la reconnaissance des compétences des nouveaux arrivants afin de lutter contre le problème croissant de chômage qui est le plus élevé de la région.

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La Journée de l’emploi de Montréal-Nord a attiré plus de 1200 chômeurs et 23 entreprises du secteur.

Alors que Montréal-Nord a accueilli 14 000 immigrants depuis 2001, dont près de la moitié sont arrivés entre 2006 et 2011, le taux de chômage n’a cessé d’augmenter. Le conseiller Jean-Marc Gibeau croit que ce problème est directement lié à la non-reconnaissance des compétences des nouveaux arrivants, une opinion partagée par l’ensemble des membres du conseil d’arrondissement.

« Les diplômes des autres pays sont très rarement reconnus ici, mais je ne peux pas croire que la société est incapable de trouver une façon de reconnaître les équivalences, s’indigne l’élu responsable des dossiers économiques à l’arrondissement. Il faudrait absolument trouver une façon d’aider les nouveaux arrivants à faire reconnaître les compétences qu’ils ont déjà. »

Le conseiller admet que les diplômés d’autres pays n’ont pas nécessairement reçu une formation équivalente à celle des diplômés québécois. Il propose donc que les nouveaux arrivants soient soumis à un examen afin de déterminer les lacunes qui pourront ensuite être corrigées par des cours adaptés à leur besoin.

« En trois à six mois, les nouveaux arrivants pourraient répondre à nos exigences et nous aurions de nouveaux diplômés plutôt que des chauffeurs de taxi », souligne le conseiller.

Une telle réforme permettrait à des immigrants comme Rehab Tarraf de retourner au travail plus rapidement. « Je suis en processus pour faire reconnaître ma formation, mais c’est difficile, explique l’architecte syrienne. Ils me demandent les plans de ce que j’ai fait dans mon pays, mais c’est la guerre là-bas, alors tout a été détruit. »

Les candidats réagissent

Enjeu important pour la circonscription de Bourassa-Sauvé, le Guide de Montréal-Nord a fait réagir les candidats aux élections sur cette question.

Pour Rita de Santis, l’enjeu de la reconnaissance des diplômes est d’une importance capitale. La députée sortante a d’ailleurs siégé à la Commission des institutions qui a révisé les mécanismes de reconnaissance des compétences professionnelles.

« Le gouvernement libéral a travaillé pour rendre la reconnaissance des diplômes plus facile pour les immigrants. Il y a des ordres qui ont répondu à l’appel, mais l’ordre des médecins était particulièrement fermé », s’indigne la candidate libérale qui se dit choquée par l’attitude des médecins.

Pour elle, cette question n’en est pas une de partisanerie. « On voit un problème, on veut une solution et mes collègues des autres partis aussi veulent une solution », expose-t-elle.

De son côté, Leila Mahiout estime que le programme du Parti québécois abonde dans le même sens. Elle assure que la reconnaissance des diplômes des immigrants est un enjeu important pour son parti et que des travaux sont en cours sur la question.

« Je connais les problèmes des immigrants, assure la candidate originaire d’Algérie. Nous allons chercher des gens éduqués dans d’autres pays, mais quand ils arrivent ici, ils se heurtent à une non-reconnaissance de leurs diplômes. C’est un problème et il faut faciliter la reconnaissance de leurs diplômes afin de construire une société multiculturelle sans cloisonnement. »

La Coalition Avenir Québec et Québec solidaire n’ont pas répondu à notre appel.

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