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Un médecin qui aime travailler «dans l’urgence»

CN-AC-Portrait urgentologue Robin Nathanson
Robin Nathanson, chef adjoint des urgences de l’Hôpital du Lakeshore. Photo: Gracieuseté CIUSSS Ouest-de-l'île

Robin Nathanson est urgentologue à l’Hôpital du Lakeshore et traverse une nouvelle période de tensions avec de nombreux patients à gérer, alors que perdure la pénurie de main-d’œuvre.

Depuis la pandémie de COVID-19, il est de plus en plus difficile d’avoir des journées dites «classiques»

Robin Nathanson, chef adjoint des urgences de l’Hôpital du Lakeshore

«Les quarts de travail durent en principe 8 h. Mais en pratique, on fait plutôt 10 h à 16 h, et ce sont des gardes toujours intenses», explique l’urgentologue. A 37 ans, le médecin originaire du Côte-Saint-Luc, à Montréal, occupe depuis 2019 le poste de chef adjoint des urgences de l’Hôpital du Lakeshore, dans l’Ouest-de-l’Île, et vient de traverser plus de deux années très éprouvantes physiquement et mentalement, dit-il, à cause de la pandémie.

COVID-19 et manque de personnel

Si la garde de Robin Nathanson commence officiellement à 15 h et se termine normalement à minuit, le médecin se prépare déjà à devoir récupérer des patients supplémentaires du collègue qui aura terminé sa garde avant lui. Car depuis le début de l’été, les urgences croulent sous les patients qui souffrent notamment de la COVID-19 et de l’influenza A et B, des formes différentes de grippe. Sur une capacité initiale de 31 civières, les urgences de l’Hôpital du Lakeshore ont déjà atteint les 60 patients lors des dernières semaines, sans compter les personnes dans la partie ambulatoire et la salle d’attente.

«Le plus difficile dans notre métier aujourd’hui, c’est de toujours travailler sous pression», explique le médecin, qui évoque l’alarmante situation des travailleurs de la santé, confrontés à plus de deux ans de pandémie mondiale. «Le système médical n’est pas optimisé. Beaucoup trop de personnes n’ont pas de médecin de famille. Et à l’hôpital, on manque de personnel et de lits», poursuit l’urgentologue, qui déplore la fatigue du personnel médical.

Robin Nathanson, chef adjoint des urgences de l’Hôpital du Lakeshore. Crédits: Gracieuseté Robin Nathanson.

Pourtant, si on lui demande s’il lui arrive de regretter son choix de carrière, il répond : «Pas du tout. J’essaie de rester positif au maximum. Il y a beaucoup de problèmes, c’est vrai, mais il y a aussi de très beaux côtés, et je m’efforce de me concentrer là-dessus», affirme-t-il.

La passion de l’urgence

C’est à l’Université McGill que Robin Nathanson a fait ses études médicales, notamment deux ans de médecine familiale ainsi qu’une troisième année en médecine d’urgence, domaine dans lequel il s’est spécialisé sans aucun regret.

Je fais un métier grâce auquel je peux vraiment aider les gens, et c’est ce qui me rend le plus heureux.

Robin Nathanson, chef adjoint des urgences de l’Hôpital du Lakeshore

En plus de ses gardes, l’urgentologue enseigne. «Je suis passionné par la médecine d’urgence et j’aime enseigner aux étudiants qui viennent en stage. On fait beaucoup d’éducation au profit des résidents de McGill et c’est très important», explique-t-il avant de débuter l’une de ses gardes à Lakeshore, où il exerce depuis 2017.

«Les cas que je traite sont toujours très différents. Il n’y a jamais deux quarts de travail identiques, alors mon métier n’est pas monotone. Bref, je l’adore.»

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