Jean-François Mercier présente son one man show à Ste-Geneviève
Questionné d’entrée de jeu au sujet du titre de son deuxième spectacle solo, il répond spontanément: «Mon équipe aimerait beaucoup que j’aille chercher un nouveau public, mais personnellement je suis plus partisan du ‘on a déjà du monde qui nous aime, alors faisons-leur donc plaisir’. Au départ, je voulais appeler le show ‘Côlon irritable’, parce que c’est un titre qui me faisait rire. Mais ils m’ont dit ‘Ben non, t’es pas ça! T’es plus que ça!’ En réunion plus tard j’ai lancé ‘Mercier, subtil, sensible, touchant’ et ils ont tous trippé dans le bureau! Honnêtement, le titre, moi je m’en fou. Oui, ça vient teinter le spectacle d’une certaine façon, mais ne vous inquiétez-pas, j’ai trouvé une twist pour garder le bon vieux J-F!», confirme-t-il.
À coups d’épées et de poings
Quant au propos de ce nouveau one man show qu’il tourne présentement à travers le Québec, il le décrit comme-ci: «C’est le gars qui est convaincu qu’il est parvenu à vaincre ses démons intérieurs, son comportement violent et son agressivité. Un peu comme les gens qui sont persuadés qu’ils sont en forme parce qu’ils prennent des marches rapides trois fois par semaine. Tu veux pas être celui qui va leur casser leur fun et détruire leur motivation, mais attendez une minute… De la même façon que mon personnage est du genre: ‘à grands coups d’épées et de coups de poings sur la gueule, je les ai vaincus les démons!’», lance-t-il en riant.
«Ce spectacle-là, c’est un projet professionnel plus qu’une job. C’était important pour moi de le mener à terme, peu importe les chiffres et le nombre de billets vendus. J’ai travaillé très fort, j’ai écrit mes textes, je les ai essayés, puis révisés. Même quand tout a été placé et que le show aurait pu être présenté tel quel, j’ai continué de travailler. Avec François Avard à la script-édition et Guy Jodoin à la mise en scène, qui m’a aidé à me placer dans mes intentions.»
Un public d’élite
«Je suis un bon ‘technicien de l’humour’ et je sais que, pour que ce soit drôle, il ne faut pas que les gens sentent que c’est mécanique. J’ai assez écrit pour les autres dans ma carrière, je dois bien pouvoir le faire pour moi! C’est d’ailleurs pendant l’écriture que je me sens le plus ‘artiste’ dans mon métier. La vraie création, c’est quand tu écris, quand tu essaies de nouvelles affaires et que tu les retravailles. La livraison, les spectacles, c’est plus un travail d’artisan, d’exécution», observe l’humoriste, qui n’hésite-pas en terminant à glisser un mot à propos de son fidèle public.
«À ceux qui se plaisent à penser que mon public c’est une bande de caves, j’ai des nouvelles. J’ai toujours fait un humour au deuxième degré et je vais continuer. Pour apprécier ce type d’humour-là, ça prend une distance et une intelligence, deux choses que mon public a. L’élite de la société vient à mes shows! Mon public, c’est la crème; des gens qui ne sont ni bornés, ni limités, qui entendent à rire et sont plaisants à vivre.»
Jean-Françcois Mercier sera en spectacle à la salle Pauline-Julien le samedi 27 septembre, à 20h. Informations: www.pauline-julien.com ou 514 626-1616.