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L’école secondaire Félix-Leclerc se serre la ceinture

L’école secondaire Félix-Leclerc tente de sabrer dans ses dépenses cette année, pour effacer un déficit de près de 270 000$. Une dette anormale, accumulée au cours des quatre dernières années.

Selon le responsable des communications de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), Jean-Michel Nahas, il est très rare pour une école secondaire d’avoir un déficit budgétaire. «C’est la seule école secondaire de la CSMB, dans la région ouest de Montréal qui est endettée. Normalement, les écoles ont même des surplus», a-t-il expliqué au journal Cités Nouvelles.

Selon la nouvelle directrice de l’école, Mme Diane Vallée, la dette proviendrait d’un problème de ratio maître-élève. «Il y a eu des décisions au niveau de l’organisation scolaire dans le passé qui ont creusé davantage le déficit. Les services offerts par l’école dépassaient son financement», confie-t-elle.

Par exemple, tous les élèves du programme excellence pouvaient choisir leur horaire et leurs cours, ce qui aurait entraîné la formation de plusieurs petits groupes de 25 à 27 élèves au cours des dernières années. Puisque le financement du ministère de l’Éducation (MELS) n’est pas alloué en fonction du nombre de groupes, mais bien selon le nombre d’étudiants, l’école aurait eu un surplus d’enseignants (environ deux) pendant quelques années. L’école a dû assumer le salaire de ces enseignants supplémentaires à même son budget. «Cette année, on a maintenu des groupes d’étudiants près des maximums pour s’assurer de recevoir le financement total pour chacun des groupes», explique la directrice.

Dans un procès verbal du conseil d’établissement, daté du 15 mars 2011, nous constatons aussi que l’école Félix-Leclerc a été perdante dans le calcul du MELS et de la CSMB pour rééquilibrer les élèves en difficultés d’apprentissage. Du coup, l’école a perdu le financement équivalent au travail de 1,46 enseignant.

Coupure de postes

Selon la directrice, l’école devrait régler son déficit d’ici trois ans, même s’il ne s’agit pas d’une priorité pour elle. «J’ai expliqué à mon personnel en début d’année que le redressement financier était important pour moi, mais que l’essentiel était de continuer à faire rayonner notre école et de faire vivre les nombreux projets», explique-t-elle. «C’est sur qu’il faut être plus rigoureux dans nos choix budgétaires. Disons qu’on se serre un peu la ceinture».

Dans un procès-verbal du 15 mars 2011, nous pouvons voir que l’ancien directeur, M. Bernard, prévoyait couper dans de nombreux secteurs pour régler la dette: «le plan de redressement impliquera inévitablement des coupures à tous les niveaux : direction, personnel de soutien administratif, manuel et technique, augmentation de la tâche des enseignants. L’année prochaine [2011-2012] sera encore une fois une année de vaches maigres», disait-il.

Toutefois, très peu de ces prévisions se sont réalisées. La nouvelle direction mise plutôt sur une restructuration de l’organisation scolaire et des différents programmes offerts pour s’assurer de recevoir le juste financement. Pour l’instant, un poste et demi a toutefois été supprimé cette année pour réduire les dépenses. Un des trois techniciens en éducation spécialisée a vu son poste disparaître, alors qu’un des deux surveillants de l’école est maintenant engagé à temps partiel.  

Selon Mme Vallée, aucune activité touchant directement les étudiants de l’école ne sera affectée par les coupures.

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