Des rumeurs envoient Alain Paquet dans Outremont
«Il y a un excellent député dans Outremont qui s’appelle Raymond Bachand et qui a encore beaucoup à apporter au Québec. Je souhaite sincèrement qu’il demeure en poste», s’est contenté de dire Alain Paquet, refusant de commenter cette rumeur selon laquelle le nouveau chef du Parti libéral du Québec lui réserverait ce château-fort libéral.
Selon La Presse, l’ex-ministre et député de Laval-des-Rapides serait pressenti comme candidat à une éventuelle succession à Raymond Bachand. Une rumeur qui circule dans les rangs libéraux depuis qu’Alain Paquet a donné, en janvier, son appui à Philippe Couillard dans la course à la chefferie, confirme le président régional du PLQ-Laval, Denis Piché.
À cet égard, M. Piché, qui appuyait la candidature de Raymond Bachand dans la course qui a connu son dénouement le 17 mars, abonde dans le même sens qu’Alain Paquet: «Raymond Bachand est toujours là et n’a pas dit qu’il partirait.»
Derrière Couillard
Tout en reconnaissant la valeur des trois candidats en lice à la succession de Jean Charest, Alain Paquet dit s’être rangé derrière Philippe Couillard essentiellement en raison de ses «idées novatrices» et de son «discours positif».
«L’orientation et la vision que j’estimais les plus porteuses pour l’avenir du Québec ont guidé mon choix», a fait valoir Alain Paquet. Incidemment, si les trois aspirants ont sollicité son appui l’automne dernier, seul Philippe Couillard a accepté son invitation à échanger ouvertement sur le contenu de sa campagne.
Au nombre des propositions mises de l’avant par Philippe Couillard, celle de la réforme de la fiscalité a particulièrement plu à Alain Paquet. «Au Québec, on taxe souvent mal», dit-il, en pensant aux ménages à revenu faible et moyen. Il en veut pour preuve le fait que la perte de certains avantages fiscaux liée à un nouveau taux d’imposition par tranche de revenu imposable est souvent plus significative que la hausse salariale elle-même.
«L’iniquité dans la fiscalité n’encourage pas nécessairement à travailler, ni à produire ou investir davantage, et cela a une répercussion sur le niveau de vie de l’ensemble des citoyens», juge l’économiste et ex-ministre délégué aux Finances, pour qui la fiscalité ne doit pas être «punitive», mais «incitative» au dépassement de soi.
Cela dit, les idées défendues par Philippe Couillard l’interpellaient davantage que celles de ses opposants, soutient Alain Paquet, qui insiste pour dire que son soutien n’avait rien d’un désaveu à l’égard des deux autres candidats, Raymond Bachand et Pierre Moreau.
Soulignons qu’au cours des 18 derniers mois du gouvernement Charest, Alain Paquet avait secondé le ministre des Finances, Raymond Bachand, en sa qualité de ministre délégué, notamment chargé de veiller à la réglementation des marchés financiers et à la protection des épargnants.