Je réussis mes photos de vacances
«Ces images m’ont donné le goût de me lancer en photo. J’ai commencé à l’hebdo local, Le Courrier du Sud qui avait été fondé en 1940. La suite, vous l’avez… regardé dans les pages de La Presse…», s’amuse-t-il à résumer.
Avec Stéphane Champagne, Bernard Brault vient de publier Je réussis mes photos de vacances. «Nous sommes deux à réaliser ce livre, poursuit Bernard Brault. Stéphane Champagne est un des journalistes, mais il est aussi photographe. Ça arrive parfois cette façon de faire, textes et photos, notamment dans les cahiers Vacances ou Voyages du journal.»
«Il y a deux ans, j’avais déjà sorti un livre intitulé Faites des photos comme un pro. Avec 6500 exemplaires vendus, je pense qu’on peut le considérer comme un best-seller. Avec Je réussis mes photos de vacances, pour Stéphane et moi, il était important de donner des conseils afin que les gens puissent se donner les meilleurs atouts afin de conserver sur photo les meilleurs souvenirs de leurs voyages, leurs vacances, leurs événements.»
«On commence souvent par un événement, un mariage par exemple», raconte le photographe de presse Bernard Brault. «Avec ma fille depuis qu’elle a l’âge de 12 ans, nous lui faisons un album annuel. Ces photos souvenirs, nous les gardions longtemps dans des boîtes à souliers. Et puis, nous avons décidé de les imprimer de peur qu’elles se perdent, dans un incendie, un déménagement, une manipulation informatique malheureuse, ou autre. C’est bien de conserver les visuels physiquement…»
En treize chapitres courts, les deux auteurs abordent toutes les questions que se pose (que devrait se poser) le photographe amateur : le bon objectif, le matériel, la lumière, la vitesse le sujet, et comment composer avec les éléments…
«Travailler en manuel permet une photographie plus créative. Nous donnons aussi des trucs pour prendre les photos des gens à l’extérieur sans toutefois gêner les personnes. Nous invitons les gens à faire attention à l’arrière-plan, à choisir un meilleur placement, à réfléchir à quel type d’appareil ils utiliseront selon les photos qu’ils souhaitent garder, selon les souvenirs qu’il souhaite garder quand il font du ski, un safari, sur la plage ou même en ville. Selon l’objectif, selon la lumière, même si le sujet est identique, ce n’est pas la même photo…»
«Quel objectif choisir suivant ce qu’on souhaite faire comme photo, etc.; il y a beaucoup d’exemples du grand-angle au téléobjectif. On parle beaucoup de la composition en donnant aussi beaucoup d’exemples visuels pour bien faire, bien voir les comparaisons. Dans le livre, on y parle même des prises de vues avec les téléphones intelligents !»
«L’objectif, si je puis dire, c’est de donner des petits trucs pour en faire de meilleures, mais aussi ne pas les perdre. Prises avec ou sans, les photos sont souvent stockées dans le téléphone. De nos jours, on a dématérialisé la photo. Le but de notre livre, c’est de préserver le virtuel. Ainsi, nous suggérons aux lecteurs comment les imprimer et pourquoi. S’agit-il d’exposer sur les murs, ou de faire des livres avec des compagnies qui se sont spécialisées dans ce service…»
«On s’entend que le téléphone n’est pas idéal pour le ski, par exemple, alors qu’il existe des sacs spécifiques pour pouvoir prendre des photos avec une caméra sans risquer d’abîmer son appareil. Certes, nos conseils concernent essentiellement les appareils photo numériques, mais on note un certain retour au film argentique», révèle Bernard Brault.