Hochelaga-Maisonneuve
17:36 2 septembre 2020 | mise à jour le: 2 septembre 2020 à 17:36 temps de lecture: 3 minutes

Un chantier naval en pleine ville

Un chantier naval en pleine ville
Le chantier collectif se déroule au Village au Pied-du-Courant.

À l’ombre du pont Jacques-Cartier, dans le Village au Pied-du-Courant, les Jeunes Marins urbains ont installé leur chantier naval et collectif. L’objectif de cette association de Pointe-aux-Trembles? Fabriquer une flotte de 20 voiles-avirons à l’effigie de la ville de Montréal et de chacun de ses arrondissements.

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Au plus fort de la pandémie, plusieurs membres des Jeunes marins urbains bricoleurs ont fabriqué des pièces de voiles-aviron dans leurs demeures respectives.

Maintenant déconfinés, les navigateurs bricoleurs chevronnés des Jeunes Marins urbains ont pu sortir de chez eux et investir le Village au Pied-du-Courant, accompagnés de plusieurs Montréalais.

Cette fois-ci, place à l’assemblage des embarcations de plusieurs mètres. «On fait les finitions. C’est l’assemblage qui prend le plus de place et qui est le plus rapidement satisfaisant pour les participants», note Yves Plante, président des Jeunes Marins Urbains.

Actuellement, l’association a reçu entre 75 et 80 personnes pour la confection des navires. D’autres sont attendues dans les mois à venir.

«On veut réaliser la moitié de la flotte d’ici la fin décembre 2020. On reste au Pied-du-Courant jusqu’à fin septembre puis on ira dans un local pour terminer les bateaux», explique M. Plante.

S’en suivra de la fabrication des dix autres embarcations pour une mise à l’eau à l’été 2021, dans le cadre de l’événement 10 000 Enfants sur le Saint-Laurent.

Protéger et mettre en valeur le Saint-Laurent

10 000 Enfants sur le Saint-Laurent est un événement voué à faire découvrir le fleuve au grand public.

Pour M. Plante, «tu viens avec tes amis, t’as du fun, le fleuve devient un plaisir et tu veux le protéger, mieux le connaître», souligne-t-il.  Une manière aussi de découvrir un endroit que l’on ne connaît pas forcément, surtout à la vitesse du vent, «la lenteur devient un avantage pour mieux voir le fleuve et se demander « comment ils ont fait ceux d’avant pour venir jusqu’ici? »»

Faire quelque chose de ses mains

La motivation première des participants est celle de créer de ses mains et changer ses idées, selon Yves Plante.

C’est notamment le cas de Benoît Batard, de Verdun, un «voileux qui aime bricoler». «Ce chantier est une super idée; ramener des gens de milieux sociaux différents, fabriquer et naviguer. C’est important, car ça peut apporter beaucoup de choses», pense-t-il.

Il a choisi de rejoindre les Jeunes Marins urbains, car il souhaitait retrouver sa passion de la voile. Il a d’ailleurs emmené sa fille Irma, «car c’est important pour moi qu’elle sache bricoler et qu’elle partage ma passion», explique-t-il.

«C’est une fierté quand on voit le bateau qu’on a construit, surtout en sachant que l’on va naviguer dessus», ajoute Irma, 12 ans.

Pauline Vedie, en sait quelque chose, elle a participé à un chantier naval des Jeunes Marins urbains il y a quelques années et a navigué sur un bateau qu’elle a en partie construit. «C’est merveilleux, sourit-elle, c’est gratifiant de le voir naviguer et embarquer dedans.»

Pour plus d’infos

Il est toujours possible de s’inscrire aux chantiers navals. www.jeunesmarinsurbains.org

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