Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est
15:33 28 septembre 2020 | mise à jour le: 28 septembre 2020 à 15:33 temps de lecture: 4 minutes

Revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles: un projet accueilli avec enthousiasme

Revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles: un projet accueilli avec enthousiasme
Photo: Coralie Hodgson/MétroCaroline Bourgeois, mairesse de l'arrondissement RDP-PAT, Christian Yaccarini, président et chef de la direction de la Société de développement Angus (SDA), Chantal Rouleau, députée de Pointe-aux-Trembles et Stéphane Ricci, directeur de projets à la SDA.

L’annonce d’un projet immobilier visant à revitaliser le Vieux-Pointe-aux-Trembles est accueillie avec espoir et enthousiasme par plusieurs acteurs de la communauté pointelière.

Il y a plus d’un an, Québec a mandaté la Société de développement Angus (SDA) pour revitaliser le Vieux-Pointe-aux-Trembles. Depuis, la SDA a acquis six propriétés le long de Notre-Dame Est.

Afin de revitaliser l’artère commerciale, l’entreprise d’économie sociale compte mettre sur pied de nouveaux projets, attirer de nouveaux commerçants et créer de nouveaux logements. Le plan d’aménagement du Vieux-Pointe-aux-Trembles sera élaboré à la suite d’une consultation populaire, appelée projet Courtepointe, qui commencera dès le 2 octobre.

L’investissement immobilier de la SDA s’élève à quatre millions de dollars. Il est financé à parts égales par la SDA et la Caisse d’économie solidaire de Desjardins.

Pour sa part, Québec y a investi 900 000 dollars depuis 2019. Cette somme servira notamment à mener des études d’analyse du territoire et au financement du projet Courtepointe.

Une nouvelle «qui donne des ailes»

Selon Joanne Paiement, présidente de l’Association des commerçants et professionnels du Vieux-Pointe-aux-Trembles, la nouvelle du projet de la SDA lui «donne des ailes». À son avis, ce projet permettra de remplir les nombreux locaux vides de l’artère commerciale, de l’embellir, et qui sait, de mettre sur pieds de nombreux projets culturels.

«Tout se rallie. C’est ce moment sublime là, où tu dis, okay ! Là, on part à travailler!», s’exclame-t-elle.

Christine Fréchette, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l’Est de (CCEM), estime pour sa part que le projet de la SDA incarne les ambitions de CCEM pour la revitalisation de l’Est. Selon elle, le projet permettra de révéler «un potentiel énorme» déjà présent dans le secteur. Par ailleurs, elle espère «que d’autres acteurs vont être inspirés» et investissent dans d’autres secteurs de l’est qui ont besoin d’être revitalisés.

Chantal Rouleau, députée de Pointe-aux-Trembles, rappelle que la revitalisation de l’artère commerciale était «attendue par les citoyens depuis longtemps».

Si elle salue les investissements de l’arrondissement dans le secteur au cours des dix dernières années, elle croit qu’il est maintenant l’heure d’investir au niveau commercial.  «C’est des investissements privés qui sont nécessaires, et c’est ce que la SDA vient faire. C’est une locomotive à laquelle vont s’attacher des trains d’investisseurs».

Un partenariat avec l’arrondissement

Pour sa part, la mairesse d’arrondissement RDP-PAT Caroline Bourgeois se dit très «emballée» et «enthousiaste» par le projet. L’arrondissement, précise-t-elle, travaillera en étroite collaboration avec la SDA durant le processus.

En raison de la pandémie, les consultations citoyennes prévues au printemps dans le cadre du nouveau Programme particulier d’urbanisme (PPU) du Vieux-Pointe-aux-Trembles ont été annulées.

Ainsi, l’élaboration du nouveau PPU se fera en parallèle du projet Courtepointe. «Ça va nous permettre en même temps de planifier notre vision. Ça facilitera aussi le travail de milieu pour pouvoir se coller à une vision aussi qui sera développée par l’arrondissement et les acteurs du milieu», explique la mairesse.

Transport et décontamination des sols

En 2018, Québec et la Ville de Montréal ont mis sur pied bureau de projet pour la modernisation de la rue Notre-Dame. La décontamination des sols et la mise sur pied d’un transport structurant sur l’axe Notre-Dame étaient deux mesures phares mises de l’avant.

Mme Bourgeois indique que «des projets [de décontamination des sols] voient le jour rapidement», et que plus de détails à cet effet suivront cet automne. Au mois d’août, aucun projet de décontamination n’avait encore été soumis à la Ville.

Pour sa part, Mme Rouleau affirme qu’une consultation sur les projets de transport structurant soumis à la Caisse de dépôt et placement du Québec est en cours. «Quand on aura fini cette ronde-là, on pourra procéder à des annonces concrètes», souligne-t-elle.

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