Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est
13:50 24 décembre 2020 | mise à jour le: 24 décembre 2020 à 21:16 temps de lecture: 4 minutes

2021: une année déterminante pour l’Est selon Chantal Rouleau

2021: une année déterminante pour l’Est selon Chantal Rouleau
Photo: Archives/Métro Média2021 sera une année importante pour l’Est, croit Chantal Rouleau.

Bien que 2020 s’achève sur une des plus grandes crises de notre époque, l’année à venir amène son lot d’espoir. Pour la ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Chantal Rouleau, les nombreux projets attendus en 2021 en feront même une année «déterminante» pour le développement de l’Est.

«Ce qui est important en 2021, c’est de sortir de la pandémie», affirme d’emblée la ministre.

Depuis mars, Mme Rouleau œuvre à assurer la «meilleure coordination des gestes gouvernementaux» relatifs à la pandémie en multipliant les rencontres avec élus, centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et personnel de la santé.

Avec le virus qui perdure et l’arrivée du vaccin, le travail de coordination et de communication de l’élue caquiste devra se poursuivre en 2021. « On va s’assurer que les choses se fassent bien », soutient-elle.

«On voit une lumière au bout du tunnel avec le vaccin. Mais une fois qu’on a le vaccin, il faut quand même continuer de respecter les règles», ajoute-t-elle, rappelant que ça prendra «plusieurs mois» avant que tous les Montréalais soient vaccinés.

Une année «vraiment importante» pour l’Est

Malgré une année difficile dans le rétroviseur, Chantal Rouleau est confiante que «2021 va être une année vraiment très importante pour l’est de Montréal.»

La déclaration pour la revitalisation de l’Est, dont les deux ans de signature ont été célébrés le 16 décembre, sera en quelque sorte un plan de travail pour l’année à venir.

Mettant son chapeau de ministre déléguée aux Transports, elle souligne que les transports structurants seront la «colonne vertébrale» de ce plan.

«[Les projets de transports] vont faire en sorte que le développement économique, la qualité de vie, vont être nettement amélioré dans l’est de Montréal. (…) On sait que ce qui manque cruellement dans l’est de Montréal, c’est le transport collectif. »

Incontournable, le projet d’allongement du Réseau express métropolitain (REM) dans l’est et le nord-est de la Ville se trouve au centre du plan. Québec a fait l’annonce 15 décembre de l’ajout des vingt-trois stations réparties sur deux branches, l’une se rendant à Pointe-aux-Trembles, l’autre jusqu’au Cégep Marie-Victorin.

Le projet de ligne bleue sera également à l’agenda. L’adoption récente du projet de loi 66 «va permettre de faire gagner énormément de temps», déclare Mme Rouleau. De plus, le projet du service rapide par bus (SRB) PIE-IX continuera d’aller de l’avant en 2021.

Développement économique durable

Autour de cette «colonne vertébrale» de transport, Mme Rouleau entrevoit un développement économique de l’Est durable.

Rappelant qu’une première enveloppe de 100 millions de dollars a été confiée à Montréal en 2019 pour la décontamination des sols, Chantal Rouleau affirme «travailler» pour l’octroi de la deuxième enveloppe promise.

De plus, l’annonce de nouvelles zones d’innovation dans l’Est sera un point tournant pour ce secteur, croit la ministre.

Elle souligne que différents projets ont été déposés, notamment dans les domaines de la santé, en technologie propre, en agroalimentaire, et ce un peu partout au Québec. Une sélection sera faite dans l’année à venir et des investissements seront faits en conséquence.

Sécurité dans le nord-est de Montréal

Chantal Rouleau se dit préoccupée par la recrudescence de la violence dans le nord-est de la Ville. Selon elle, la pandémie «a mis en lumière les iniquités et les situations d’inégalité».

À son avis, il est important d’aller au-delà des gestes isolés pour aider le secteur.

À cet effet, son gouvernement a fait l’annonce d’une bonification annuelle de 25 000$ de l’entente du Plan d’action collectif Priorité jeunesse de Montréal-Nord, le 8 décembre.

«Oui, on peut travailler sur la violence, on peut mettre plus de policiers (…). Mais il faut travailler auprès des jeunes. Il y a des infrastructures à mettre en place. À Montréal-Nord, les organismes sont sous-financés par rapport à d’autres secteurs. Il faut corriger cette situation-là».

 

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