Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est

Montréal-Est: des imprévus ont haussé le coût du chantier du CRER

bâtiment du CRER en rénovation
Le Centre récréatif Édouard-Rivet lors de la première phase des travaux. Photo: Archives/Métro Média

Des lacunes dans la planification du projet et un manque de communication expliqueraient en partie les dépassements de coûts lors de la réalisation de la première phase du projet de rénovation majeure du Centre récréatif Édouard-Rivet (CRER), selon un rapport publié par la Ville de Montréal-Est.

Selon le document publié en ligne le 12 février, un montant de 16 714 000$ était initialement prévu au règlement d’emprunt. Or, la dépense nette du projet s’est élevée à 18 434 095$ à la fin des travaux en 2020, soit un écart d’environ 10%.

Le rapport soutient que le dépassement de coûts serait attribuable à la vétusté du bâtiment ainsi que la présence d’amiante qui n’avait pas été initialement prise en compte.

La Ville soutient que les études utilisées pour planifier les travaux avaient été réalisées bien avant la décision de mettre en œuvre le projet. «De plus, la Ville possédait très peu de documents conformes à l’existant du bâtiment au début du projet», lit-on.

Délais «irréalistes»

Le rapport souligne que les délais du projet étaient par ailleurs «inadéquats» et «irréalistes». Une conséquence attribuable aux travaux non prévus et à certaines lacunes dans la planification.

Par exemple, on indique que l’entrepreneur désirait réaliser la piscine en sept mois tout en maintenant l’occupation des espaces de travail des employés du CRER dans la partie centrale. Un souhait «utopique, car la plupart des travaux mécaniques devaient être réalisés dans ce secteur», mentionne le rapport.

Par ailleurs, un «manque direct de communication» entre les professionnels et la direction de la Ville aurait affecté négativement la gestion du projet.

«Toutes les communications devaient passer par le gestionnaire de projet faisant en sorte que les demandes de la Ville et les préoccupations des professionnels et de l’entrepreneur ont été filtrées par le gestionnaire de projet sur place», lit-on.

Toujours selon le rapport, un taux de roulement de personnel élevé a occasionné un manque de suivi qui a causé «un manque de continuité entre la conception, la construction et la fin des travaux.»

Phase 2 des travaux du CRER

Ce rapport est publié alors qu’une deuxième phase de travaux «connexes» à hauteur de 4 M$ est en préparation. Celle-ci devrait, selon ce que le maire Robert Coutu a affirmé à l’Avenir de l’Est en décembre, s’amorcer ce printemps.

Selon Francine McKenna, directrice des communications, culture et communauté à la Ville de Montréal-Est, le détail complet des travaux et le devis ne sont pas encore prêts. Il s’agirait cependant de travaux complémentaires qui n’ont pas été réalisés en première phase de travaux.


 

Éléments qui ont nécessité des autorisations supplémentaires

  • Enlèvement d’amiante non prévu (281 000$)
  • Gestion du sol contaminé non prévue (136 000$)
  • Réparation des éléments vétustes de la structure et de la piscine (505 000$ en structure, 576 000$ en architecture et 166 000$ en mécanique)
  • Conditions de chantier, éléments en mauvais états ou à remplacer en architecture et non inclus au programme (400 000$)
  • Demandes supplémentaires de la Ville (420 000$)
  • Réclamations de sous-traitant (295 000$)

Source: Ville de Montréal-Est

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