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Les Pointeliers et Montréalestois, moins portés à vandaliser des pancartes

Velandia Samantha - TC Media
Si les rues du centre-ville et des arrondissements centraux sont parsemées de pancartes électorales vandalisées, la situation est différente à Pointe-aux-Trembles où il est difficile d’en trouver.

La candidate du Parti québécois, Nicole Léger, signale que depuis le début de sa carrière en politique au début des années 2000, très peu de ses pancartes ont été vandalisées.

« Ce n’est pas quelque chose de très courant à Pointe-aux-Trembles, les gens sont très respectueux ici, dit-elle. Je trouve inacceptable qu’un site web banalise le vandalisme juste parce qu’il s’agit de pancartes électorales, c’est tout à fait inacceptable. »

Elle indique que cette année, elle a fait un effort en réduisant le nombre de pancartes installées dans la circonscription.

« Je m’en garde quelques-unes pour les remplacer si quelque chose arrive, mais cette année, nous avons fait un choix écologique et nous avons diminué le nombre de pancartes », souligne la candidate.

Claude Blais, candidat du Parti libéral du Québec est du même avis que Mme Léger. « Ça prend beaucoup de temps, d’argent et d’effort pour installer toutes ces pancartes, dit-il. Dans mon cas, c’est moi qui les installais avec des amis et de la famille. Ça nous a pris environ 20 heures, nous avons eu très froid, alors c’est frustrant quand je vois des pancartes vandalisées. »

Il indique néanmoins qu’il ne prend pas ces gestes comme des attaques personnelles. Il raconte que lors des dernières élections municipales, deux de ses pancartes ont été brûlées à la sortie d’un bar.

« C’était des jeunes qui avaient fait un peu trop la fête et c’est sur mes pancartes qu’ils se sont défoulés, mais ça aurait pu être n’importe quel autre candidat. »

De son côté, le candidat caquiste Mathieu Binette, s’est montré plutôt compréhensif. « Pour les gens, c’est une façon d’illustrer leur mécontentement et leur frustration par rapport à ce qui se passe au Québec, dit-il. Je les comprends, mais je pense qu’il y a d’autres façons d’exprimer ce sentiment d’impuissance face à cette crise que l’on traverse, comme par exemple, en allant voter. »

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