Soutenez

Les gens du Bout-de-l’Île ont la fibre du recyclage

Velandia Samantha - TC Media
Les Prairivois et les Pointeliers prennent le recyclage très au sérieux. Avec 60 % des matières recyclables récupérées l’année dernière, l’arrondissement se place sur la deuxième marche du podium de ceux qui recyclent le plus dans l’Est. La Ville de Montréal-Est le suit de près avec un taux de récupération de 50 %. Ces chiffres semblent satisfaire les politiciens et les intervenants du milieu qui soulignent qu’il y toutefois encore du travail à faire.

« En 2011, nous avons amélioré le service de collecte sélective, ce qui nous a permis d’augmenter le volume de matières récupérées et de réduire le taux de déchets, explique Chantal Rouleau, mairesse de l’arrondissement. Nous observons des améliorations chaque année, alors nous pouvons considérer que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre les objectifs. »

Mélanie Tardif, directrice de l’Éco de la Pointe-aux-Prairies, signale que ce progrès est dû en grande partie au travail de sensibilisation réalisé auprès des résidents de l’arrondissement.

« Nous avons fait beaucoup de porte à porte dans les deux quartiers pour expliquer aux gens pourquoi il est important de recycler, dit-elle. Je suis très fière de voir que notre travail à porté fruit et que les gens sont de plus en plus conscients des bienfaits de cette pratique. »

Pour sa part, Robert Coutu, maire de Montréal-Est a rappelé qu’il y a encore du travail à faire, mais s’est dit satisfait des améliorations observées au courant des dernières années.

« Il ne faut pas oublier que Montréal-Est est une toute petite ville, dit-il. Les objectifs sont ambitieux, mais nous travaillons pour les atteindre rapidement. Nous faisons maintenant une seule collecte par semaine, ce qui encourage les gens à recycler davantage. Les bacs sont assez pleins, alors je pense que d’ici les trois prochaines années les objectifs seront atteints de notre côté. »

Matières organiques : du progrès à faire

Pointeliers, Prairivois et Montréalestois traînent encore de la patte en ce qui concerne la collecte de matières organiques, et ce, malgré le fait qu’un centre de compostage et une usine de biométhanisation s’installeront bientôt dans le secteur.

Du côté de Montréal-Est, seulement 9 % des matières organiques ont été recueillis en 2013.

« La collecte de résidus alimentaires n’est pas encore disponible à Montréal-Est, dit le maire Coutu. Le conseil est présentement en train d’étudier la question, alors il est possible qu’elle soit implémentée d’ici 2015, au plus tard 2016. »

Il signale que l’arrivée de l’usine de biométhanisation risque d’encourager les citoyens à en faire davantage.

« La semaine dernière, je suis allé visiter une usine à Toronto en compagnie d’autres élus de l’est de Montréal. C’est très organisé et très bien fait, alors une fois que les gens vont voir comment ça fonctionne, ils auront envie d’en faire davantage pour récupérer le plus de matières qu’on peut. »

RDP-PAT est aussi très loin d’atteindre l’objectif de 60 % avec à peine 3434 tonnes (17 %) de matières organiques récupérées en 2013.

Le manque d’infrastructures serait à l’origine de ce problème à l’arrondissement.

« C’est une réalité qui touche plusieurs arrondissements présentement, explique Dominic Poitras, chef de section à la voirie de RDP-PAT. Présentement nous n’avons pas la capacité de traiter tous les résidus organiques qui sont produits à Montréal. »

Il précise toutefois que le plus grand défi est celui de sensibiliser les gens à l’importance de participer à cette collecte.

« Présentement, 5000 foyers sont desservis dans les trois districts de l’arrondissement. Nous estimons qu’environ 21 % de ces gens participent à la collecte, alors nous avons du travail à faire, mais il faut être conscients qu’il faut le faire étape par étape », dit M. Poitras.

Pour sa part, Mme Tardif de l’Éco de la Pointe-aux-Prairies indique que de la documentation a été distribuée aux résidents du secteur.

« Je pense que nous avons aidé les gens à démystifier beaucoup de choses par rapport à la collecte de résidus alimentaires. Il faut comprendre que plusieurs personnes sont craintives car elles ne savent pas comment ça fonctionne, alors, ça fait partie du processus », conclut-elle.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.