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Centre de répit pour malades d’Alzheimer

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
Méconnus, les trois centres de répit du centre de santé et de services sociaux de la Pointe-de-l’Île répartis dans Rivière-des-Prairies, Pointe-aux-Trembles et Mercier-Est offrent aux patients souffrant de démence des activités durant la semaine. Les malades d’Alzheimer peuvent donc bénéficier de ce service gratuit et donner un peu de repos aux aidants naturels qui les soutiennent.

Deux journées par semaine, le centre de répit de Pointe-aux-Trembles, qui couvre aussi la ville de Montréal-Est, va chercher des patients à leur domicile. Les lundis sont consacrés aux patients souffrant de démence avancée tandis que les jeudis le sont pour ceux-ci et pour ceux dont la maladie est à un stade plus précoce.

On ne mêle toutefois pas les groupes « pour respecter les personnes », mentionne Lucie Bernier, thérapeute. De cette façon, les activités sont adaptées à l’état mental des participants.

En outre, le but de ces rencontres demeure d’aider les personnes à partager leurs expériences pour « qu’elles ne se sentent pas toutes seules ».

Les activités sont aussi variées et touchent aux sports d’équipe, aux jeux de société, aux jeux de cartes, à la botanique ou aux exercices liés aux sens.

« On essaie d’aller chercher du plaisir chez les personnes, indique l’andragogue de formation. Pour ça, il faut trouver des activités qui plaisent à tout le monde. »

Une ressource de dernière minute

« Le problème qu’on a, c’est qu’ils arrivent trop tard », déplore Mme Bernier, qui aimerait que les centres de jour soient plus connus de la population. Si celui de Rivière-des-Prairies a une liste d’attente, celui de Pointe-aux-Trembles n’en a pas.

« Les familles font appel aux CLSC [centre local de services communautaires] quand elles n’en peuvent plus, se désole-t-elle. Quand elles appellent, ça fait une année ou deux qu’elles sont débordées. »

Pourtant, les malades gagneraient à participer aux activités. « L’isolement, ça n’aide pas la maladie, estime-t-elle. Plus tu rencontres de monde, plus tu sors, plus tu bouges », mieux c’est, et cela, même sur le plan cognitif.

Les moins de 65 ans sont également admis. Mais très rares sont ceux qui acceptent de se joindre aux groupes.

Les gens intéressés n’ont qu’à communiquer avec leur CLSC. Après une évaluation de la situation du patient, le centre décide d’accepter ou non sa participation.

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