Haro sur la violence faite aux aînées
«On a aidé les jeunes, on a aidé les handicapés, on a aidé les enfants pour les petits-déjeuners, mais qu’en est-il des aînées?» s’est demandé Mario Christin, concessionnaire automobile chez qui a été organisé le souper d’huîtres. «Lorsqu’on nous a dit que le Centre des femmes, qui offre des soins aux aînées, avait besoin d’argent pour cette action, on a tout de suite embarqué », souligne-t-il.
La collecte de fonds permettra la réalisation d’un document vidéo, à diffuser partout où le Centre des femmes est actif, destiné à sensibiliser le public à la grave question de la violence faite aux aînés.
Monsieur Christin n’est pas seul dans cette action. Il fait partie d’un groupe de gens d’affaires et d’industriels de Pointe-aux-Trembles et de Montréal-Est qui s’engagent depuis sept ans pour des causes humanitaires, principalement par le biais de collectes de fonds. Un regroupement actif qui est en voie de s’organiser de manière statutaire, nous informe M. Christin.
Ce regroupement assure notamment un financement annuel de l’ordre de 15 000$ à «Action secours, Vie d’espoir» grâce au traditionnel souper de homards organisé chaque mois de mai. Une opération qui permet de donner de la stabilité à cet organisme qui vient en secours aux familles démunies de Montréal-Est.
M. Christin n’exclut pas d’autres actions menées sur le long terme pour venir en aide aux aînés. Quelle forme prendront-elles? Des idées courent pour le financement possible de la Maison de soins palliatifs Albatros qui serait érigée dans l’est de l’île. Le souper a d’ailleurs été l’occasion pour le président de la Maison Albatros d’évoquer ce projet.
Parmi les 320 convives réunies ce soir-là, notons la présence de Chantal Rouleau, mairesse de l’arrondissement de Pointe-aux-Trembles—Rivière-des-Prairies, Robert Coutu, maire de Montréal-Est ainsi que les députées provinciale et fédérale Nicole Léger et Ève Peclet.
Par Amine Esseghir