Comment comptez-vous lutter contre la corruption?
Chaque semaine, nous poserons une question aux candidats aux élections des cinq principales formations politiques ayant au moins un élu à l’Assemblée nationale (Parti québécois, Parti libéral du Québec, Québec Solidaire, Coalition avenir Québec et Option nationale).
Marc Tanguay, Parti libéral du Québec
Le gouvernement de Jean Charest en a fait plus que tout autre gouvernement pour lutter contre la corruption et la collusion! Notre position est claire : c’est tolérance zéro! Nous avons mis en place des mesures concrètes importantes en matière d’éthique et d’intégrité. Nous avons notamment créé la Commission Charbonneau ainsi que l’Unité permanente anticorruption et nous avons resserré les règles d’attribution de contrat pour lutter contre le trucage dans les soumissions. Notre gouvernement a aussi fait adopter la loi 33 qui élimine le placement syndical et a procédé à une réforme des règles entourant le financement des partis politiques.
Lutter contre la collusion et la corruption exige un travail de tous les instants et une vigilance constante de la part de tous. Évidemment, le gouvernement libéral prendra toujours les moyens nécessaires et la Commission Charbonneau pourra nous aider en ce sens.
Domenico Cavaliere, Coalition avenir Québec
Au cours des derniers mois, voir des dernières années, de nombreuses allégations de corruption et de collusion ont miné l’industrie de la construction, plusieurs municipalités et bien entendu, le gouvernement libéral. « François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec, a annoncé que la première loi que son gouvernement adoptera créera la poste de Commissaire à l’intégrité et révisera toutes les règles d’attribution des contrats publics », explique Domenico Cavaliere, candidat de la CAQ dans Lafontaine.
Le candidat de l’Équipe François Legault croit que l’arrivée à la CAQ de Jacques Duchesneau, premier témoin vedette de la Commission Charbonneau qui a mis à jour plusieurs pratiques douteuses, est un signe que la CAQ veut réellement faire le ménage : « Nous mettrons en place les mesures requises afin de contrer la corruption et la collusion tant dans les sphères gouvernementales et municipales que dans l’industrie de la construction et le financement des partis politiques. »
Maxime St-Arnault, Option nationale
Option nationale propose de rendre complètement public le financement des partis politiques pour éliminer les retours de services entre les partis politiques et leurs donateurs. Chaque parti politique recevra donc un montant proportionnel au pourcentage d’électeurs qui l’auront appuyé et une aide financière sera également accordée aux nouveaux partis officiellement reconnus, sans coût supplémentaire en raison de l’élimination du crédit d’impôt pour les contributions politiques. Maxime St-Arnault, candidat d’Option nationale dans LaFontaine, croit que le financement public des partis politiques permettra de diminuer grandement le favoritisme dans l’octroi de charges et de contrats publics. Option nationale prévoit également de restreindre l’accès des lobbys aux instances gouvernementales et de mettre sur pied une commission d’enquête sur les pratiques du milieu de la construction et des technologies de l’information ainsi que sur le financement des partis politiques ayant notamment pour mandat de réévaluer l’appel d’offres fondé sur le plus bas soumissionnaire.
Christine Filiatrault, Québec solidaire
Les recherches de Québec Solidaire en matière de corruption ont démontré que les vieux partis ont bénéficié de financement illégal provenant d’entreprises. Amir Khadir a dénoncé une firme d’ingénierie qui à été condamnée en 2010 pour l’utilisation de prête-noms dont avaient bénéficié le PLQ, le PQ et l’ADQ (aujourd’hui fusionnée à la CAQ), tous ces partis ont dû rembourser ces dons illégaux. Les sanctions actuelles pour les partis qui bénéficient de financement illégal sont insuffisantes.
« C’est un problème commun à tous ces partis et sa résolution passe par une solution commune », commente Françoise David.
À Québec Solidaire nous croyons qu’à chaque problème il y a des solutions et les voici : abaisser le plafond des dons individuels aux partis; augmenter la contribution publique des partis; abaisser le plafond des dépenses permises dans les campagnes électorales en les compensant; exiger plus d’information sur les donateurs. Debout pour vous citoyen(e)s de Rivière-des-Prairies.
Marc Boulerice, Parti québécois
Les allégations de corruption et de collusion contre le gouvernement libéral sont graves, et ça fait bientôt 10 ans qu’ils sont au pouvoir. Donc la première chose à faire, c’est de changer de gouvernement.
Le Parti Québécois avance plusieurs mesures concrètes pour donner un gouvernement honnête aux Québécois. Nous proposons de réduire la limite des dons aux partis politiques à 100 $ par personne afin de réduire l’influence des donateurs sur la politique. Ensuite, nous allons limiter à deux le nombre de mandats consécutifs du premier ministre et limiter à trois le nombre de mandats consécutifs des maires des municipalités de plus de 5000 habitants. Nous allons aussi élargir le mandat du Vérificateur général du Québec aux sociétés d’État pour mieux les surveiller.
Je pense que ça passe aussi par l’éducation : c’est important d’enseigner à nos enfants les valeurs d’intégrité et d’honnêteté.