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Le NPD demande que les emplois d'Air Canada restent à Montréal

La députée néo-démocrate Ève Péclet estime que les emplois au siège social d’Air Canada doivent rester à Montréal afin d’assurer que le français soit respecté au sein de l’entreprise.

Plus de 140 employés du transporteur aérien doivent choisir s’ils déménagent ou s’ils perdent leur emploi, explique Mme Péclet. « Plusieurs employés risquent d’opter pour rester à Montréal, surtout les francophones, ce qui risque de rendre le français encore plus précaire à Air Canada, affirme la députée du NPD. Est-ce que le ministre va faire respecter la Loi qui stipule que le siège social d’Air Canada doit être situé à Montréal pour assurer le bilinguisme au sein d’Air Canada? »

En matière de défense du français, plusieurs dossiers, comme la nomination d’un vérificateur général unilingue, démontrent que les conservateurs ne comprennent rien aux réalités des francophones du Québec et du Canada. Le député néo-démocrate de Trois-Rivières, Robert Aubin a déposé récemment un projet de loi visant à garantir les droits des travailleurs de parler français au sein d’entreprises sous juridiction fédérale.

Plutôt que d’adopter ce projet de loi, les conservateurs ont mis sur pied un autre comité contrôlé par eux-mêmes et dont les résultats, s’il y en a, seront lointains et déconnectés de la réalité, craint le NPD. « Le statut de la langue française demeure fragile et c’est nécessaire qu’on s’y attarde pour la protéger et assurer sa vitalité, indique M. Aubin. Les emplois menacés chez Air Canada ne sont qu’un exemple d’un phénomène plus large auquel on ne peut rester insensible. »

(Source : Caucus du NPD au Québec)

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