La revue de l’année selon la mairesse Chantal Rouleau
Le pont de l’autoroute 25, un atout contre l’exode urbain
Le 21 mai dernier, le pont de l’autoroute 25, qui enjambe la rivière des Prairies entre le quartier montréalais du même nom et Laval, était finalement ouvert à la circulation automobile.
Pour Mme Rouleau, qui rappelle qu’elle était la seule représentante de l’administration municipale à s’être déplacée lors de son ouverture aux piétons le 14 mai, il s’agit d’une belle occasion de retenir les Prairivois qui pourraient être tentés de s’établir dans la couronne nord.
« Depuis à peu près 20 ou 25 ans, on le voit, la Ville de Montréal s’est dévitalisée. On a parlé du trou de beigne, dit-elle. Nous, notre objectif, c’est de ramener les gens ici, et autant que possible de se servir du pont pour [ce faire].
« Lorsque le pont a été pensé, tout le monde a craint qu’il y ait une dévitalisation. C’est pas ça qu’on voit encore et moi je veux plutôt m’en servir […] comme d’un objet de revitalisation. »
Il demeure toutefois trop tôt pour connaître, selon elle, les effets positifs ou négatifs de cette infrastructure.
La gare de RDP : poursuite des travaux
Les travaux de la gare de Rivière-des-Prairies, qui devrait être construite près des boulevards Maurice-Duplessis et Saint-Jean-Baptiste, suivent leur cours.
Malgré les dépassements de coûts qui ont fait surface l’été dernier, le tronçon montréalais de ce train de banlieue devrait être complété dans les temps prévus.
L’avancement des travaux dépend toutefois de l’Agence métropolitaine de transport (AMT).
« Les échéanciers, c’est l’AMT qui les a entre les mains, dit-elle. On pousse pour que Maurice-Duplessis se fasse, pour que Sherbrooke [la gare de Pointe-aux-Trembles] se fasse. On met toutes les pressions qui sont nécessaires pour que ça se réalise […] dans les temps. Mais ce n’est pas nous qui construisons les gares. On suit les échéanciers de près. »
La partie manquante de Maurice-Duplessis, située entre la 71e Avenue et Saint-Jean-Baptiste, est un atout dans la construction de la gare. C’est pourquoi le programme triennal d’immobilisations de 2012 permettra d’achever le boulevard.
La maison de la culture : en attente des résultats des consultations « ludiques »
L’été dernier, des consultations publiques ont eu lieu à différents endroits dans le quartier afin de sonder les Prairivois sur ce qu’ils attendent d’une nouvelle maison de la culture. Le conseil d’arrondissement devrait se prononcer sur les grandes orientations qu’il entend adopter dès les premiers mois de l’année.
« La demande, depuis quelques dizaines d’années, c’est d’avoir un lieu pour la maison de la culture, rappelle la mairesse. Il devrait, il y aurait dû y avoir déjà une réelle maison de la culture. Et ça, c’est l’engagement que nous on a pris.
« Le mandat pour vraiment développer la maison de la culture a été donné à la direction de la culture, sports et loisirs, qui a procédé à des consultations sur la culture dans Rivière-des-Prairies. »
Elle ne veut toutefois pas se prononcer sur un échéancier ni sur ce à quoi aura l’air la future maison de la culture.
« Je veux qu’on fasse un montage financier adéquat, élabore-t-elle. Parce que là, on est dans l’avant-projet et ce qu’il faut, c’est de s’assurer d’avoir toutes les ressources financières.
« On établit le vrai projet. De quoi réellement avons-nous besoin? Est-ce que dans la maison de la culture il faut une salle de spectacle de 350 places ou de 700 places ou de 125 places?
Selon ce qu’a rapporté l’Informateur le 15 mars 2011, la construction de la maison de la culture devrait débuter en 2013. Elle devrait être ouverte au public au plus tard en 2016.
Les jeunes, bien dans leur quartier
En 2011, la mairesse se félicite d’avoir secouru le club de soccer de Rivière-des-Prairies, qui a failli cesser d’exister. L’arrondissement les a dirigés vers la société de développement économique (SODEC) afin d’élaborer un plan d’affaires pour venir à bout de leurs dettes.
« Si je ne m’étais pas impliqué dans ce dossier-là, les jeunes de Rivière-des-Prairies n’auraient pas joué au soccer, dit-elle. Et ç’a été une très grande priorité et une très grande préoccupation que les jeunes de Rivière-des-Prairies jouent au soccer. »
Il s’agira de voir si le nouveau conseil d’administration du club conservera ce plan en 2012.
Elle dit aussi avoir fait le tour du quartier avec la police afin d’évaluer quels sont les besoins des jeunes du quartier.
En 2012, elle souhaite favoriser la concertation entre les différents acteurs du milieu et ainsi trouver des pistes de solution au manque de lieux de divertissement pour les jeunes.
Lors du conseil d’arrondissement du 1er novembre, une délégation de la maison des jeunes avait fait savoir à tous certaines pistes de solution. Entre autres idées, ceux-ci ont suggéré à l’arrondissement d’offrir des cours de musique et de langue aux jeunes du quartier.