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Avoir le déclic pour le CLIC

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
Le Centre local d’initiatives communautaires (CLIC) ouvrait ses portes au public le 22 juin dernier. Plus qu’une occasion pour s’inscrire aux activités de l’organisme, cette journée a aussi permis aux non-initiés d’en apprendre un peu plus sur les services offerts sur place.

En tout, environ une trentaine d’usagers sont passés voir Francine Bourbonnais, la directrice. Des nouveaux venus se sont aussi rendus sur place de même que des parents ou des accompagnateurs. Le CLIC accueille les adultes atteints de déficience intellectuelle et de maladie mentale depuis 1990.

Les gens se sont montrés très intéressés, commente Mme Bourbonnais. « Ce qu’ils aiment, c’est que c’est convivial et familial en même temps. »

Ce centre de jour offre plusieurs activités du jeudi au lundi. Les usagers peuvent choisir à la carte les activités qu’ils veulent faire, comme la peinture, l’informatique ou le cinéma. Des repas offerts sont aussi l’occasion pour eux de socialiser chaque semaine.

Il y aussi des sorties, comme à la plage, au Jardin botanique ou au mini-golf. L’été, c’est également la saison du camp de vacances, à Chertsey, dans Lanaudière.

Tirer le diable par la queue

Si elle fait payer pour chacune de ses activités, c’est bien parce qu’elle n’en pas le choix. « J’ai fait des choix. Mon salaire ou le local », dit celle qui reçoit comme subvention 62 000 $ par année, ce qui inclut le salaire, le loyer, etc.

Elle se désole que plusieurs élus, dont l’ancien maire Cosmo Maciocia, lui aient promis un local gratuit sans que cette promesse ne se concrétise un jour. Plusieurs organismes bénéficient de ce traitement, en ayant par exemple accès aux locaux du centre communautaire de Rivière-des-Prairies.

Elle est d’ailleurs la seule employée permanente. Elle reçoit toutefois l’aide cet été de trois étudiants subventionnés par un programme gouvernemental.

Grâce au programme provincial de réinsertion sociale PAAS Action, elle réussit aussi à obtenir l’aide d’une dizaine de personnes qui vont faire de l’entretien ménager, de la cuisine ou du secrétariat. Même si elle n’a pas à les payer elle-même, elle doit tout de même consacrer beaucoup de temps à les encadrer.

Elle compte donc énormément sur la charité des particuliers pour améliorer les services de son organisme. « On peut remettre des reçus de charité pour les gens qui veulent faire des dons », suggère-t-elle.

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