Démantèlement de Shell
Rappelons qu’à la suite de la fermeture de Shell, en octobre 2010, des travaux parlementaires avaient débuté à la CAPERN. Ce mandat d’initiative provenait d’une demande de la députée de Pointe-aux-Trembles.
« Il m’apparaissait normal que le rapport permette aux députés du Parti québécois de présenter leur vision de la situation. C’est pourquoi j’accueille avec beaucoup de satisfaction la décision du président de la CAPERN », a commenté Mme Léger.
Selon la députée, le parti libéral (PLQ) avait fait volte-face quelques jours après que les partis se soient entendus sur les conclusions et les recommandations du rapport, faisant échouer la ratification unanime de celui-ci.
« [L’ex-ministre des Ressources naturelles et de la Faune de l’époque], Nathalie Normandeau nous a toujours dit qu’elle attendrait le rapport de la commission parlementaire pour prendre une décision et elle ne l’a pas fait. Je suis choquée », avait déclaré Mme Léger à l’Avenir de l’Est, le 29 juin dernier.
Quelques jours avant, Mme Normandeau délivrait donc le permis de démantèlement de la raffinerie avant le dépôt du rapport à l’Assemblée nationale. Depuis ce temps, l’ex-ministre Normandeau a démissionné et les séances de travail ont continué. « Nous avons demandé au président de la CAPERN d’accepter d’inclure l’opinion de l’opposition officielle dans le rapport du mandat d’initiative », explique Mme Léger.
Le démantèlement
Une page d’histoire est en train de se tourner à Montréal-Est. C’est l’entreprise Anpro Démolition de l’homme d’affaires Michel Proulx d’Asbestos qui a obtenu le contrat de démolition, révélait l’Infos réseau des Appalaches, le 13 février dernier.
« Nous avons reçu le mandat de démolir les 32 réservoirs et l’équipement du secteur de production d’asphalte. Cela représente peut-être un trentième de la superficie de la raffinerie Shell. Les travaux devraient être terminés d’ici un mois », révèle M. Proulx.
Aucun travail de décontamination ne serait effectué jusqu’à présent, selon M. Proulx. « Nous sommes vraiment à la base, il y aura sans doute d’autres appels d’offres d’ici peu », précise-t-il. Ce dernier fait remarquer que la section de production d’asphalte avait déjà cessé ses activités avant la fermeture de la raffinerie et que Shell avait déjà prévu le démantèlement des installations de ce secteur depuis longtemps.
Maintenant que la démolition a commencé, l’enjeu majeur est la décontamination et surtout, les délais avant que celle-ci soit complétée. Rappelons que d’ici à ce que les polluants soient retirés du terrain qui mesure plus d’un kilomètre carré, l’évaluation municipale restera à une valeur d’un dollar, ce qui représente des pertes de revenus énormes pour Montréal-Est.